Le “Rêve de l'Empereur Han Wu Di”, un paradis chinois en Belgique
Ouvert au public le 24 juin 2006, le “Rêve de l'Empereur Han Wu Di” est le plus grand jardin chinois d'Europe, voir du monde (hors Chine) avec sa surface de trois hectares. Il a coûté la bagatelle de 2,7 millions d'euros et a nécessité l'importation de nombreux matériaux en provenance de Chine.
Nous avons rencontré Bertrand Pettiaux, directeur technique et botanique du parc Paradisio, le parc qui abrite ce “rêve chinois”. Il nous explique pourquoi le parc s'est doté d'un tel jardin et comment il a été réalisé.
"On voulait faire rêver les visiteurs, les emmener en voyage" et aussi parce que "ce type de jardin n'est pas courant du tout", nous dit Monsieur Pettiaux pour nous expliquer l'idée de base de la création de ce jardin.

C'est au Canada qu'est né "le rêve chinois" du parc Paradisio. Lors d'une visite au parc botanique de Montréal, Éric Domb, le directeur du parc belge, tombe sous le charme du jardin chinois du parc nord-américain. Il décide alors d'aller rencontrer, en Chine, l'équipe d'artisans qui a réalisé le jardin chinois à Montréal. L'affaire se conclut et une trentaine d'artisans viennent en Belgique pour y construire ce jardin de trois hectares. La réalisation du “Rêve de l'Empereur Han Wu Di” a pris moins d'un an à l'équipe d'artisans et s'est déroulée en deux phases.
Un jardin représentatif de la Chine.
La majorité de la végétation correspond à celle des jardins que Bertrand Pettiaux et Éric Domb ont visités dans la région de Suzhou, une ville située au nord de Shanghai très connue pour ses jardins. Le reste du jardin est composé d'éléments qui peuvent se retrouver dans toute la Chine. Et pour cause ! Rochers, bois, arbres, plantes, œuvres antiques, peintures… tout a été importé de l'Empire du Milieu.
Le jardin s'est imprégné de ces différents éléments qui lui permettent de changer au rythme de la nature. Ce jardin arbore en effet un visage différent tout au long de l'année. Et si "pour l'instant les visiteurs sont comblés par la floraison des azalées et des rhododendrons [...] on aura la floraison de plein de plantes au fil des saisons". Cela même si c'est au printemps, lorsque la plupart des arbres et arbustes sont en fleur, qu'il expose le mieux ses couleurs au public. "C'est certainement la période de l'année où il est le plus coloré", confirme Bertrand Pettiaux.
Mais pour lui, peu importe les saisons. Le jardin recèle de si nombreux détails qu'il ne se lasse jamais d'aller y flâner un peu. Il a toutefois une petite préférence pour le jardin de "Pen Jings", ces arbres miniatures qui sont les ancêtres des bonzaïs japonais. "Je suis particulièrement admiratif de ces arbres qui sont taillés, miniaturisés et vraiment chouchoutés au quotidien".
Un an après, le premier bilan
La majorité des visiteurs du parc viennent de Belgique et des pays limitrophes comme la France, les Pays-Bas et l'Allemagne. Avec le "rêve de l'Empereur Han Wu Di", les responsables du parc s'attendent à ce que "le parc puisse être connu encore au-delà et fera certainement venir des gens de très loin". Et on les comprend étant donné l'exception et la splendeur de ce "rêve chinois".
Le challenge de départ était "on veut un jardin pour faire rêver les visiteurs". Après cette première année d'ouverture au public, le bilan que tire Bertrand Pettiaux est plus que positif. "Quand on ferme les yeux et qu'on est au milieu du jardin, tous nos visiteurs nous disent qu'ils ne sont plus en Belgique. "On est plus chez nous. On est ailleurs. On est en vacances à quelques kilomètres de la maison”, et ça, pour eux c'est un grand bonheur. Et pour nous aussi".
Le parc paradisio se situe à une cinquantaine de kilomètres de la ville française de Valencienne et à 60 kilomètres de Bruxelles.
Pour plus d'information sur le parc Paradisio
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