Vacances du 1er mai: une polémique qui illustre les tensions entre Pékin et ses provinces

Vacances du 1er mai: une polémique qui illustre les tensions entre Pékin et ses provinces

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Malgré la suppression de la semaine de vacances du 1er mai par le gouvernement central l'année dernière, certaines provinces ont tenté de la rétablir. Une initiative stoppée par Pékin et qui selon le quotidien de Hong-Koong South China Morning Post en dit long sur les relations ambiguës entre le pouvoir central et les autorités locales et plus particulièrement avec la province du Guangdong.

Frappée de plein fouet par la crise économique, le gouvernement de la province du Guangdong avait exprimé depuis quelques mois la volontÈ de de rétablir la semaine de vacances du 1er mai afin de tenter de relancer la consommation. Le 26 mars, les autorités locales ont annoncé le retour de la semaine en or du 1er mai. Mais Pékin en a décidé autrement. Dès le lendemain, le Conseil d'Etat ordonnait aux provinces de suivre le planning des vacances décidé par Pékin, obligeant ainsi les autorités du Guangdong à faire marche arrière.

"Aucun gouvernement local n'est autorisé à remettre en cause l'accord" mentionne le document du Conseil d'Etat faisant référence à la décision adoptée en 2008 visant à réduire la durée de vacances du 1er mai. Depuis 1999, la Chine a mis en place trois semaines de vacances, appelées "les semaines en or", parmi lesquelles figure la semaine du 1er mai. Mais l'année derniére, le gouvernement a décidé de réduire cette semaine de vacances à un jour seulement. En contrepartie, trois nouveaux jours ont été donnés à l'occasion des fêtes traditionnelles comme Ching Ming, la course de bâteaux dragons et les festival de la mi-automne.

Si le document émanant du Conseil d'Etat ne vise pas explicitement le Guangdong, cette décision alimente déjà les rumeurs concernant les discordes entre le premier ministre Wen Jiabao et le chef du Parti communiste du Guangdong, Wang Yan selon le quotidien de HongKong, le South China Morning Post.

"Les autorités locales doivent s'aligner sur les décisions du pouvoir central explique Ren yuling, consultant au Conseil d'Etat cité par le quotidien de Hong-Kong. Comment osent-elles mettre en place leur propre plan de vacances".

Selon le professeur Peng de l'université de Pékin, les divergences de fond entre PéÈkin et la province du Guangdong dépassent la question des vacances. Alors que Wang Yan a pour objectif la montée en gamme de son industrie en fermant les entreprises intensives en main-d'oeuvre et polluantes, le premier ministre cherche avant tout à stabiliser les emplois et s'inquiète de la montée du chômage dans la province.

Si le professeur Peng ne remet pas en cause la décision du gouvernement central, il se montre plus critique envers l'ambiguité du document du Conseil d'Etat. "[i[Une dÈcision du Conseil d'Etat Ètait-elle vraiment nÈcessaire?[/i]" s'interroge t-il?

Une décision qui vient mettre encore un peu plus d'huilse sur le feu entre le gouvernement central et les provinces et qui illustre la difficile communication entre Pékin et les autorités locales.

Le gouvernement central a peur que les travailleurs migrants ne retrouvent pas de travail aprËs la semaine de vacances comme ce fut le cas aprËs les vacances du Nouvel an. explique le professeur Peng.

Selon lui, travailleurs migrants ne retrouvent pas leur perdent leur emploii
PÈkinMais au lendemarelancerdÈcidÈ l'annÈe derniËre par le gouvernement central est remis en cause cette annÈe par plusieurs provinces comme le Guangdong, le Sichuan, le Hunan ou le Xinjiang