Le dernier numéro de la revue Monde chinois : un panorama des minorités nationales en Chine

Le dernier numéro de la revue Monde chinois : un panorama des minorités nationales en Chine

Un groupe de la minorité Zhuang
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Le nouveau numéro de la revue "Monde chinois", sorti en avril, s'intitule "Minorités, cette Chine qu'on ne saurait voir". Comme son nom l'indique, il s'agit d'un tour d'horizon des différentes minorités nationales en Chine, et de leur intégration dans une société majoritairement composée de Hans.

La Chine n'est pas un État-nation comme il en existe en Europe, mais un État multinational composé de 56 nationalités selon les chiffres officiels. Si les Hans semblent omniprésents (92% de la population), les 55 minorités restantes représentent une grande disparité de peuples autant qu'un exceptionnel patrimoine culturel.

Aujourd'hui, cette notion de nationalité est particulièrement importante en Chine, si bien qu'elle est mentionnée sur les papiers d'identité afin de permettre une "discrimination positive" des peuples minoritaires : droits d'avoir deux enfants, bonus lors des examens d'accès à l'université...

Dans les faits néanmoins, les membres de minorités nationales sont surtout protégés dans leur région d'origine.

La classification des nationalités chinoises a quelque chose d'artificiel néanmoins : réalisée par les dirigeants communistes après leur prise de pouvoir en 1949, elle se base principalement sur des critères linguistiques et historiques, ce qui se traduit par certains regroupements de peuples culturellement différents sous le nom d'une même nationalité.

Les autorités centrales chinoises ont pour position officielle de protéger et promouvoir la culture de ces différentes minorités. Si certaines, comme les Mandchous, se sont considérablement sinisées et assimilées aux Hans, d'autres conservent encore aujourd'hui de grandes particularités aussi bien culturelles, linguistiques que religieuses.

Dans certains cas, ces différences n'empêchent pas une excellente intégration dans la société chinoise. Dans d'autres néanmoins, comme avec les Ouïghoures du Xinjiang ou certaines franges de la population tibétaine, le gouvernement chinois se retrouve face à des situations particulièrement complexes à gérer.

Minorités, cette Chine qu'on ne saurait voir
Monde chinois 21, Printemps 2010
Éditions Choiseul

ISSN 1767-3755
Revue trimestrielle
20€