Jean-Paul Desimpelaere : Un autre regard sur le Tibet (deuxième partie)

Jean-Paul Desimpelaere : Un autre regard sur le Tibet (deuxième partie)

Le palais Potala au Tibet
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Dans la première partie, Jean-Paul Desimpelaere nous a présenté un aperçu sociologique et historique du Tibet. Dans cette deuxième partie, ce féru du Tibet revient sur les émeutes du 14 mars, les enjeux géostratégiques autour du Tibet, ainsi que la manière dont la question tibétaine est présentée dans les médias.

Jean-Paul Desimpelaere a été coadministrateur de l’Association Belgique Chine de 1982 à 1998, fondateur et directeur de l’agence de voyage Belgique Chine de 1985 à 1998. Il a participé au travail de documentation pour la rédaction du livre de son épouse, Elisabeth Martens : “L’histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants”, paru chez L’Harmattan.

R86: Dans une interview, votre femme, Elisabeth Martens, soutient que parmi les raisons du soulèvement des jeunes Tibétains le 14 mars dernier, il y a l’accès au développement économique entre les Chinois Han, les Hui et les Tibétains. L’argument à cela était que les Chinois Han ont une formation, sont des techniciens et ont donc un accès plus facile à l’emploi. Quelles sont les mesures prises par la Chine pour améliorer la formation des Tibétains, et comment percevez-vous ce développement de l’éducation ?
JPD : C’est vrai, mais c’était surtout vrai au début. Après les émeutes de 1959, la réforme agraire a été mise en place aussi au Tibet, et la noblesse tibétaine s’est enfuie. Il n’y avait aucune école à cette époque-là au Tibet. Les Tibétains avaient donc déjà dix ans de retard par rapport au reste de la Chine où il y avait déjà des techniciens formés. Ce retard n’est pas encore tout à fait rattrapé actuellement. C’est vrai que plus de 80% des Tibétains sont des paysans, des éleveurs. En général, ils ont suivi l’école primaire, et pas plus. Il y a bien sûr des exceptions, mais il existe un réel retard des Tibétains sur les Han en niveau d’enseignement, qui pourtant est identique à celui des autres zones rurales chinoises. Dans les campagnes chinoises, il y a peu de paysans qui vont à l’université. De plus, au Tibet, il y a environ 400.000 travailleurs en trop par rapport au marché du travail. Le gouvernement chinois est conscient de cela. Il a d’ailleurs prévu des formations pour 150.000 jeunes Tibétains sans-emploi, comme électriciens, menuisiers, etc. Il est prévu qu’en 2010, l'entièreté de la main-d’œuvre excédentaire provenant de l’agriculture devrait être formée. C’est une mesure qui, à mon avis, peut aider.

Des journalistes étrangers ont eu droit à une visite guidée de Lhassa quelques semaines après événements
Des journalistes étrangers ont eu droit à une visite guidée de Lhassa quelques semaines après événements (Source: CNS)

R86 : Ne pensez-vous pas que si la Chine applique cette mesure, oblige la formation et l’éducation des Tibétains, elle sera ensuite accusée de vouloir changer la culture et la manière de vivre des Tibétains ?
JPD : Oui, mais il n’y a pas d’issue dans l’agriculture. Il faut quand même savoir qu’il s’agit essentiellement de grands pâturages à 4000 mètres d’altitude. Les terres agricoles, pour cultiver de l’orge, du maïs, ou pour installer des serres sont limitées. Actuellement, le Tibet est autosuffisant en céréales, mais s’il ne fait pas attention, il ne le sera plus. Il y a 80% de la population dans l’agriculture, c’est trop pour développer un pays. En général, l’Europe s’est développée en retirant des gens de l’agriculture et en les transvasant vers l’industrie. Le secteur que Pékin veut développer au Tibet, c’est l’industrie légère, de transformation de produits agricoles comme la mise en boîtes ou autres traitements des produits agricoles, et l’industrie d’assemblage pour les vélos, les motos, etc. Un autre secteur important à développer, c’est le tourisme. Mais pour cela il faut former des gens. Les Tibétains que j’ai pu rencontrer personnellement et qui travaillent dans ces nouveaux secteurs sont assez contents. Ceux qui sont dans le tourisme doivent apprendre l’anglais, cela leur donne l’occasion de voyager un peu. Ceux dans la petite industrie gagnent plus que dans l’agriculture. Oui, j’ai vu du progrès dans le style de vie.

R86 : Quels sont les ambitions du Dalai-lama? Un accès au pouvoir pourrait-il être considéré comme un retour en arrière sur le plan économique et politique ?
JPD : Non, pas sur le plan économique. Là où il revient en arrière – bien que certains diront que c’est un bond en avant -, c’est qu’il veut remplacer l’idéologie socialiste ou celle qui règne actuellement, par le bouddhisme. Il veut une constitution spéciale pour le Tibet, basée sur les valeurs spirituelles de l’ancien Tibet, donc basée sur les principes du bouddhisme tibétain. Il ne s’agit pas de revenir à une théocratie, parce qu’il se retirerait de toute fonction politique. Reste que l’actuel premier ministre de son gouvernement en exil est aussi un lama, et donc le clergé garderait sa place dans le gouvernement. “Redonnons une place politique au clergé” est bien un retour en arrière : au niveau du système politique, mais pas au niveau du système économique.

R86 : Le Tibet a toujours été l’enjeu de différentes puissances régionales et mondiales, quels sont les intérêts géopolitiques ou géostratégiques du Tibet ?
JPD : La première fois que le Tibet est entré dans le jeu géostratégique, c’était à la fin du XIXe siècle, à l’époque de la colonisation. Par le sud, l’Inde, arrivaient les Anglais. Par le nord, arrivait le tsar de Russie. Entre les deux, il y avait le Tibet qui servait de tampon. Au XXe, sa place dans la géostratégie a quelque peu changé. Dès la moitié du XXe siècle, les États-Unis ont utilisé la tension existant entre le pouvoir local tibétain et le pouvoir central chinois comme arme contre la montée du communisme en Asie. En 1949, le ministère américain des affaires étrangères a écrit noir sur blanc : “Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant au lieu de le considérer comme faisant partie de la Chine. La population tibétaine est conservatrice, religieuse et prête à se battre pour le bouddhisme contre le communisme. De plus, l'influence idéologique du DL peut porter plus loin que les frontières du Tibet.../... Ce n'est pas l'indépendance du Tibet qui nous importe, c'est l'attitude à adopter vis-à-vis de la Chine".

"L’histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants" de Elisabeth Martens, l'épouse de Jean-Paul Desimpelaere
"L’histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants" de Elisabeth Martens, l'épouse de Jean-Paul Desimpelaere (Source: L'Harmattan)

R86 : Votre femme a d’ailleurs déclaré à ce sujet, que “le Tibet est un terrain de combat entre les États-Unis et la Chine”, Vous la rejoignez dans ces propos.
JPD : Oui, à mon avis cela l’est devenu. La géostratégie actuelle se résume à la tension existant entre la Chine et les États-Unis. Dans le temps, le Tibet était impliqué dans la lutte contre le communisme, mais maintenant il y a quelque chose en plus. La Chine devient une menace économique, elle devient trop grande. Dans même pas 20 ans, la Chine aura dépassé les États-Unis en terme de valeur de production. La Chine est déjà la troisième puissance mondiale et elle est aussi le bailleur de fonds le plus important des États-Unis. Les États-Unis ont leur crise financière et en janvier dernier, ils ont dû aller frapper à la porte de la Chine pour dire “aidez-nous à en sortir”. À mon avis, les États-Unis jouent un double jeu. Ils ont besoin des relations économiques et des transactions financières avec la Chine, mais dans le même temps ça ne leur plaît pas tellement. Ils ne sont pas vraiment amis, ils aimeraient bien des partenaires plus “valables”, plus occidentaux ou plus démocratiques... des partenaires qui pourraient s’intégrer dans le camp occidental. Une révolution orange ? Non, je ne pense pas. Ils “titillent” un peu la Chine, avec le Tibet et d’autres choses comme les droits l’homme, ou en soutenant des mouvements séparatistes. Des liens économiques, même forts, n’ont jamais exclu les rivalités.

R86 : Selon vous est-ce que les États-Unis ont un rôle actif par rapport aux événements au Tibet ?
JPD : Oui, ce n’est pas pour rien, par exemple, que directement après les émeutes du 14 mars à Lhassa, le 21 mars, Nancy Pelosi, la présidente du Congrès américain (NB : elle est speaker de la Chambre des représentant), la numéro”3” de la hiérarchie américaine qui s’est rendue à Dharamsala chez le Dalaï-lama pour le féliciter et lui dire “je suis content de voir flotter le drapeau américain ici dans les rues de Dharamsala”… Ce n’est pas un hasard! Les Etats-Unis soutiennent financièrement les Tibétains en exil, cela est clair via des ONG comme le NED, New Endorsement for Democracy, ou encore Tibet Fund dont la directrice, il y a quelque temps, était la belle-sœur de Bush. Il y a encore quelques autres ONG américaines qui subsidient aussi bien le gouvernement en exil du Dalai-lama que le réseau international d’informations autour de tout cela. C’est ainsi depuis 1959 et cela reste toujours vrai maintenant, mais cela n’empêche pas les relations commerciales et financières entre les Etats-Unis et la Chine. Je pense que les États-Unis espèrent que leur tactique permettra l'effondrement du régime chinois actuel et que celui-ci soit remplacé par un autre, plus occidental.

R86: Pensez-vous qu’une grande partie des médias occidentaux ont un parti pris “pro-Tibet” ?
JPD : Oui, je le pense en effet. Mais c’est par habitude. Cela fait 50 ans qu’on entend ce son de cloche, 50 ans qu’on ridiculise ce que la Chine en dit ou n’en dit pas. En fait, on ne veut pas connaître la position chinoise. Par contre, la position du gouvernement des Tibétains en exil, qui étaient 80.000 en 59 et qui sont 120.000 maintenant, cette position-là a été soutenue par les États-Unis et ses ONG. Il y a donc tout un réseau qui alimente l’opinion publique, via la presse. Les journalistes aboutissent invariablement sur des sources comme « Tibet Information Network ». C’est une institution basée à Londres et qui reçoit des financements des États-Unis, elle n’est donc pas neutre, bien qu’elle le prétend.

Jean-Paul Desimpelaere
Jean-Paul Desimpelaere (Source: Jean-Paul Desimpelaere)

R86: Parmi les nombreux intervenants dans les médias pensez-vous qu’il y a des gens qui parlent sans savoir ?
JPD : Oui bien sûr. Mais je dois dire que ça diminue ! C’est aussi l’ère d’Internet et l’information plus nuancée circule plus vite. Mais c’est certain qu’il y en a encore beaucoup de personnes qui parlent du Tibet sans le connaître. Quand on dit par exemple que les Tibétains sont des nomades, ce n’est pas vrai! Les Tibétains ont toujours été des paysans. Les éleveurs de bétail vivent dans des maisons en hiver à cause du climat, dans le temps dans une petite maison, maintenant dans une maison plus grande. Ce sont donc des semi-nomades ou des éleveurs qui pratiquent la transhumance, alors que des journalistes prétendent “qu’on force les nomades à aller habiter dans des maisons en pierre”. Il y a plein d’autres exemples. La piété! C’est vrai que c’est un peuple très croyant, mais on idéalise leur pacifisme chez nous. Comme nous, ce sont des êtres humains avec leurs humeurs et leurs violences. Or, on nous les présente comme des sages non violents et tolérants, ce qui n’est pas le cas. Quand on parcourt le Tibet, on voit vite des escarmouches entre Tibétains, parfois avec des coups de couteau ou même avec des armes à feu. On peut aussi s’en rendre compte dans les livres d’Alexandra David-Neel où elle parle de ses péripéties de voyage. Elle décrit le Tibet comme un pays rude, où il faut parfois se défendre aux coins des rues, être sur ses gardes contre les voleurs et tout le reste. Quand on présente le Tibet de manière mystique, c’est aussi faire preuve de méconnaissance du Tibet réel.

R86: En tant qu’ancien administrateur de l’association Belgique Chine, votre discours différent de celui qu’on entend d’habitude n’est-il pas considéré par beaucoup comme un discours pro-chinois ?
JPD : Oui bien sûr, on m’attaque souvent là-dessus. Mais c’est compréhensible. Ce son de cloche chinois, je ne dis pas que je le défends complètement, mais parfois je m’indigne parce qu’il est tout à fait absent ici. Alors je le transmets pour nuancer et pour alimenter la discussion ici.

R86: Vous vous faites l’avocat du diable?
JPD : Parfois oui, bien sûr. Mais je peux faire l’inverse aussi. Si on m’interroge sur les émeutes à Lhassa par exemple, la Chine dit que c’est le Dalaï-lama avec son gouvernement et le réseau international qui ont fomenté un plan pour déstabiliser la Chine. Je suis en grande partie d’accord avec ça. Mais je peux dire aussi qu’il doit y avoir quelque part une raison pour que, à Lhassa, des bandes de jeunes descendent dans la rue et commencent à mettre le feu aux boutiques chinoises ou musulmanes Hui. A Lhassa, il y a des différences marquées entre Chinois et Tibétains. Les jeunes Tibétains manquent de travail. Les Chinois qui viennent là, ne viennent que s’ils ont du boulot, sinon ils ne viennent pas, ils restent ailleurs dans d’autres provinces. Les Chinois sont des commerçants plus habiles ou plus expérimentés que le Tibétains. Or la population tibétaine a triplé en 50 ans, il y a maintenant trop de jeunes dans l’agriculture et l’élevage, alors ils viennent en ville où ils ne trouvent pas de travail.

R86 : Pensez-vous qu’il soit possible d’un jour atteindre un point de vue objectif sur la question tibétaine, ou restera-t-on dans une dualité pro-Tibet vs pro-Pékin?
JPD : Je pense qu’elle ne disparaîtra pas tout de suite. Mais j’y crois car il y a tout de même plus de gens qui vont au Tibet. Selon moi, c’est déjà un point positif pour mieux comprendre. Il y a aussi plus d’informations nuancées qui circulent, il y a des chercheurs occidentaux. Si on ne veut pas écouter le point de vue des Chinois, il y a toute une flopée de chercheurs occidentaux qui vont étudier soit la démographie, soit l’énergie, l’économie, ou d’autres sujets encore. Donc les échanges avec l’extérieur se multiplient et je pense que cela amènera à une meilleure compréhension, comme cela s’est déjà passé avec le reste de la Chine. Au début des années 70, il n’y avait personne qui connaissait la Chine. Je me rappelle du temps où je donnais mes premières conférences en Belgique à cette époque, je devais commencer à zéro car on ne savait rien sur la Chine. Maintenant, de nombreuses personnes vont en Chine et on la connaît nettement mieux. Je pense que cela se produira également avec le Tibet et que cela éclaircira les choses. Mais cette lutte géostratégique va rester en place encore longtemps à mon avis.

R86 : Lors de vos différentes interventions et séminaires en Occident, comment percevez-vous l’opinion de vos interlocuteurs ? Quelles est la réaction du public ?
JPD : Il y a essentiellement deux types de réactions. Il y a une minorité qui est très émotionnelle et opposée à mon discours, qui peut, parfois, devenir agressive voire hystérique. Ils peuvent même m’injurier. Mais sur une assemblée de 30 personnes, ce seront trois personnes qui réagiront comme cela. Les autres écoutent, posent des questions “piquantes”, ce qui je pense est normal. Tout ce qu’on a entendu dans la “version occidentale” transparaît dans leurs questions. Ils demandent ce qu’il faut en penser, ou défendent leur point de vue. Ça devient un débat, je trouve cela très bien et je dois dire que je ne m’y attendais pas. Je pensais qu’il y aurait beaucoup plus de gens avec des tomates pour me les lancer à la tête (rire).

Les Tibétains sont des semi-nomades et vivent dans des maisons durant l'hiver
Les Tibétains sont des semi-nomades et vivent dans des maisons durant l'hiver (Source: Jean-Paul Desimpelaere)

R86 : Pouvez-vous nous toucher un mot sur le livre que vous avez co-écrit avec votre femme, Elisabeth Martens, ainsi que du livre que vous avez écrit ?
JPD : Le livre de ma femme est déjà sorti et est paru aux éditions l’Harmattan. Il s’intitule : “"L’histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants"”. Il y a trois chapitres. Le premier est d’ordre philosophique et pose les questions : “Est-ce que le bouddhisme est un religion ? D’où vient le bouddhisme ? Quelle est l’origine du bouddhisme ? Quelles sont les particularités du bouddhisme tibétain ?” etc. Le deuxième chapitre porte sur l’histoire du Tibet, avec le bouddhisme comme fil conducteur : la relation entre le bouddhisme et la structure sociale en place. Le troisième est une interrogation sur la raison pour laquelle le bouddhisme tibétain a tellement de succès en Occident : D’où ça vient? Pourquoi cette mode du bouddhisme chez nous ? Et pourquoi quelqu’un qui se dit bouddhiste tibétain, est-il automatiquement pour l’indépendance du Tibet ?

R86 : Sans dévoiler tout le livre, quelle est la réponse à cette dernière question ?
JPD : C’est que le bouddhisme tibétain a fait son entrée en Europe à travers la communauté tibétaine en exil. Actuellement, cela représente 120.000 personnes environ. Or, les Tibétains en exil avaient également un message politique à transmettre qui a été absorbé par les occidentaux qui trouvaient une nouvelle spiritualité dans le bouddhisme. Je ne critique pas du tout le fait que, chez nous, pas mal de gens trouvent une voie d’épanouissement spirituel dans le bouddhisme, mais les sympathisants du bouddhisme tibétain ont en même temps intégré le message politique sans même s’en apercevoir. C’est la liaison entre ces deux aspects, spirituel et politique, qui a répandu une image mystifiée du Tibet et de son histoire.

R86 : Et votre livre à vous?
JPD : Mon livre est écrit en flamand et sort à la fin de l’année. Il s’intitule “ Tibet: land van de roepers”, “Tibet : le pays de ceux qui crient”, de vallée en vallée. C’est plutôt l’histoire politique et géostratégique que j’ai traité dans ce livre, en commençant par la géographie, la nature, les gens qui habitent là, depuis quand, quels types de gens, d’ethnies, mais aussi l’écologie, l’énergie, les minerais… et puis l’histoire de la politique tibétaine.

R86 : Y aura-t-il une version en français?
JPD : Oui, plus tard, c’est bien naturel dans un pays multilingue et multi-ethnique !

R86 : Merci de nous avoir accordé cette entretien.
JPD : Merci à vous.

Elisabeth Martens et Jean-Paul Desimpelaere ont coécrit le livre "L’histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants" publié chez L'Harmattan.