Scandale de corruption dans le football chinois, déjà dix-sept arrestations
Le football n'est pas vraiment la fierté des Chinois, une récente affaire de corruption dans le microcosme du ballon rond vient même d'enfoncer le clou. Pire, le scandale s'étend à l'Europe...
Dix-sept personnes, c'est le bilan officiel donné par l'agence de presse chinoise Xinhua concernant les inculpations dans le cadre d'un grand scandale de corruption dans le football chinois.
Parmi les individus inculpés, on compte un responsable de la Fédération chinoise de football et quatre dirigeants de clubs. Depuis que l'affaire a été révélée, une centaine de joueurs et dirigeants de clubs de la Super League chinoise (première division) ont été auditionnés par la police.
Lors des saisons 2006 et 2007, durant lesquelles le championnat fut remporté par Shandong Luneng puis Changchun Yatai, des matches auraient été truqués au profit de sociétés clandestines de paris basées en Chine mais aussi dans d'autres pays d'Asie.
Ce n'est pas la première affaire de corruption dans l'histoire du football chinois, ni la première déception pour le public local, qui critique souvent sans ménagement ses clubs et même son équipe nationale masculine.
Néanmoins, l'affaire a pris un tournant mondial depuis que l'UEFA, l'association européenne de football, a convoqué une réunion de crise le 25 novembre dernier, le scandale des matches truqués s'étant étendu à neuf pays du vieux continent : Autriche, Belgique, Bosnie, Croatie, Allemagne, Hongrie, Slovénie, Suisse, Turquie.
Certains matches de Ligue des champions et Ligue Europe, les deux compétitions phares de l'UEFA, auraient également été truqués...

