Le Yi Quan, art martial et méthode de bien-être
La Chine compte de nombreux arts martiaux dans son patrimoine culturel. Certains, comme le Taiji Quan, le Wing Chun ou encore les différentes boxes de Shaolin, jouissent d'une réputation internationale. D'autres sont beaucoup plus méconnus, sans pour autant avoir moins de mérites. C'est le cas du Yi Quan, dont nous vous proposons une petite présentation.
Inventé au début du XXe, le Yi Quan est un art martial récent en comparaison à d'autres styles comme le Taiji Quan ou les kungfu de Shaolin. Récent, mais aussi atypique car il ne comporte aucune forme codifiée, les fameux taolus qui fascinent les profanes.
Son fondateur, Wang Xiangzhai, a développé le Yi Quan (la Boxe de l'esprit) afin de faire évoluer les arts martiaux chinois avec leur temps. Pour lui, l'accent était beaucoup trop mis sur la répétition de gestes et la recherche de beauté.
A l'aube des années 20, cet ancien militaire décida de parcourir la Chine pour rencontrer différents experts et s'initier à multitude de styles. Quelques années plus tard fut mis sur pied sa synthèse, le Yi Quan.
Cette nouvelle discipline se distingue donc de la majorité des autres styles chinois par son absence de forme codifiée. Le travail se base sur plusieurs types d'exercices qui sont : les zhan zhuang, les shili, les zoubu, les fali ainsi que le tuishou et le sanshou.
Les différents exercices
Le zhan zhuang est la partie de l'entraînement qui consiste à améliorer sa santé via des techniques de Qi gong, la posture de l'arbre et ses variantes. Il s'agit de la base même de la pratique, celle qui permet de développer la bioénergie que les Chinois nomment le Qi.
Les shili sont en quelque sorte l'étape suivante : l'application en mouvement de ce que l'on recherche via le zhuan zhang. Les élèves, par ces mouvements répétés lentement et avec le maximum de concentration, apprennent à sentir comment pouvoir vaincre l'adversaire, que ce soit en ouvrant sa garde ou en déstabilisant son centre de gravité.
Mais l'efficacité en combat implique également une aptitude à se déplacer rapidement et avec fluidité. C'est pourquoi les zoubu sont un exercice également indispensable. Les débutants se contentent en général d'apprendre les différents types de déplacements, alors que les pratiquants avancés s'exercent souvent aux zoubu et shili simultanément.
Enfin, pour les étudiants les plus ambitieux et téméraires, vient l'heure de vérité via l'entraînement au tuishou (l'exercice de poussée avec les mains) et au sanshou (combat réel).
Le premier est dans certaines écoles une base de la pratique, car c'est elle qui permet de jauger la maîtrise des mouvements appris. Le sanshou quant à lui est une étape (mentalement) indispensable car elle met plus ou moins en réelle situation de combat.
Pékin, le centre de la pratique
Depuis la création du Yi Quan, Pékin peut être considéré comme le réel centre névralgique de la pratique. C'est en effet dans la capitale chinoise que Wang Xiangzhai a développé son école, et c'est là également que ses successeurs ont majoritairement œuvré.
A voir : le dossier Yi Quan de notre partenaire Ici la Chine
Video de maître Yao Chengrong

