Liu Xiang, la star chinoise du 110 mètres haies (Image: China News Service)
07.04.2008, 13:35 GMT
Liu Xiang, la star chinoise du 110 mètres haies (Image: China News Service)Cui Dalin, directeur général de l’administration du sport en Chine, affirmait lors d’une récente conférence de presse : "Le taux de participation d’athlètes chinois aux Jeux Olympiques de Pékin atteint un record. Nous estimons qu’ils seront entre 550 et 570."
La Chine participe activement aux Jeux, pour la première fois, à Los Angeles en 1984. Les quinze médailles d’or remportées offrent à la Chine une quatrième place au classement mondial. Vingt ans plus tard, aux Jeux d’Athènes, la Chine engrange trente-deux médailles d’or. Elle bat la Russie et se retrouve propulsée au second rang mondial. Tir, plongeon, tennis de table, badminton, haltérophilie, gymnastique et judo sont désormais les disciplines dans lesquelles la Chine brigue les récompenses du plus beau métal.
Les interrogations brûlent toutes les lèvres – Combien de médailles d’or la Chine remportera-t-elle aux Jeux de Pékin ? Battra-t-elle son record de trente-deux médailles d’Athènes ? Cui Dalin fait preuve d’humilité. Il estime que la Chine reste loin derrière les Etats-Unis et qu’un écart conséquent les sépare encore de la Russie.
A l’heure actuelle, 1300 athlètes chinois se préparent de manière intensive pour les Jeux de Pékin.
L’équipe chinoise de plongeon a remporté un total de 20 médailles d’or lors des 6 derniers J.O. Elle a également trusté 9 des 10 médailles d’or attribuées aux championnats du monde en mars 2007. L’équipe a ramené plus de médailles d’or que toutes les autres équipes chinoises. Zhou Jihong, le responsable des équipes, s’inquiète cependant des résultats de l’équipe féminine et de leur capacité à gagner à Pékin. Seule Guo Jingjing, déjà 27 ans, surnage, si l’on ose dire. Elle a remporté haut la main les championnats nationaux, qui représentait l’épreuve de séléction aux Jeux, en septembre 2007. Chez les hommes, on ne craint pas grand monde côté chinois. L’équipe compte dans ses rangs deux champions olympiques, Peng Bo et Hu Jia, ainsi que trois nouvelles stars, Qin Kai, He Chong et Zhang Xinhua, qui se sont particulièrement distingués aux derniers championnats du monde. Au delà des appréhensions et des résèrves émises par Zhou Jihong, l’avenir s’annonce plutôt radieux.
Depuis que le tennis de table a été intronisé sport olympique en 1988, la Chine domine les débats avec 16 médailles d’or sur les 20 attribuées. La plupart des membres de l’équipe chinoise ont participé au tour professionnel organisé par la fédération internationale de tennis de table, en novembre 2007 en Suède. Wang Hao, 25 ans, a remporté le titre en simple ainsi qu’en double, associé à Ma Long. La star naissante, Li Xiaoxia, née en 1988, a dominé le simple dames. Li est actuellement classée au 4ème rang mondial de la fédération internationale.
Depuis que la danoise Tine Rasmussen s’est adjugée le titre mondial en 2007, en battant toutes les chinoises, le pessimisme est de mise dans le clan chinois du badminton.
Alors que la Chine n’a remporté qu’une seule médaille d’or olympique depuis les Jeux d’Athènes, sa marge de progression est immense. "Nous devons absolument concentrer toutes nos forces sur les Jeux de Pékin pour améliorer nos performances des championnats du monde en Allemagne et au Danemark." annonce Gao Jian, directeur du centre national de gymnastique. Lors des championnats du monde de Stuttgart, en 2007, la Chine s’est adjugé 5 médailles d’or, 2 d’argent et une de bronze. L’équipe chinoise est actuellement en pleine préparation pour les Jeux. Huang Yubin, coach principal de l’équipe précise: "Nous nous employons à travailler très dur pour renforcer nos aptitudes et nos capacités physiques."
La Chine a battu Cuba aux championnats du monde féminins de Pékin en 2007. C’est la première fois que la Chine remporte un titre féminin dans une compétition de niveau mondial. Les meilleurs résultats enregistrés précedemment étaient 2 médailles de bronze.
L’haltérophilie est une des meilleures chances de médailes pour les Chinois. Aux derniers championnats du monde de Chiang Mai en Thaïlande, la Chine a remporté 22 médailles d’or et se classe première nation. La première médaille d’or attendue dans cette discipline concerne les féminines de moins de 48 kilos, les trois chinoises ultra-favorites sont capables de soulever 210 kg.
Le champion olympique en titre, Zhu Qinan, et également détenteur du record du monde du 10m à air comprimé avec 703.7 points, fait figure d’épouvantail.
La Chine a accentué, depuis quelques années, ses efforts sur la recherche scientifique appliquée au potentiel physique des athlètes.
Liu Xiang, champion et recordman du monde du 110 mètres haies en 2007, est un des exemples de cette préparation scientifique. "Liu, en plus de son coach, bénéficie du travail d’une trentaine d’experts, sportifs et médicaux." confirme le directeur du département sciences et éducation de l’administration générale du sport en Chine.
La recherche scientifique est devenue partie intégrante de l’entraînement de Liu Xiang à partir de 2004. L’analyse des détails techniques lui a permis en autres de gommer ses faiblesses sur ce plan.
La star française Ladji Doucoure fût le plus dangereux rival de Liu Xiang aux Jeux Olympiques d’Athènes, égalisant même le record personnel du hurdler chinois durant les demi finales. Les analyses vidéos de la course du français, ont permis aux spécialistes chinois de détérminer avec précision la fatigue musculaire du champion tricolore, anéantissant tout espoir de victoire finale. Ces conclusions ont renforcé la force mentale de Xiang, quasi certain de l’emporter, et ont conduit le Chinois sur la plus haute marche du podium offrant à la Chine le tout premier titre olympique de son histoire en athlétisme.
La Chine dépense chaque année 20 millions de yuans à la recherche scientifique sportive. Plus de 3000 personnes travaillent dans la perspective des Jeux.
Depuis les Jeux de 2004 à Athènes, plus de 50 entraîneurs ont été recrutés à l'étranger. Les méthodes de travail et de management qu'ils ont apporté avec eux ont permis à la Chine de progresser de manière considérable.
La Chine est favorite de l'épreuve féminine de softball aux Jeux de Pékin. L'équipe figure au quatrième rang mondial et son entraîneur américain, Michael Bastian, a pris la direction des opérations en 2006.
Kim Chang Bak a été nommé coach de l'équipe féminine de hockey en 1999. Le Coréen a pris l'équipe alors qu'elle avait terminé quatrième aux Jeux. Depuis elle a gagné les Jeux Asiatiques en 2006. Son compatriote, Kim Sangryul, s'occupe quant à lui, de l'équipe masculine. Lors de ces même Jeux Asiatiques, elle perd en finale contra la Corée, après avoir éliminé l'Inde et le Pakistan, véritables monstres de la discipline.
L'équipe de natation synchronisée a fait appel à Masayo Imura, "la marraine" japonaise de la spécialité. Sa compétence apparaît dans les championnats du monde de Melbourne en 2007. Les jumelles Jiang Wenwen et Jiang Tingting prenant la quatrième place en duo, le meilleur résultat jamais enregistré par la natation synchronisée chinoise.
En canöe-Kayak, Meng Guanliang et Yang Wenjun, sous la houlette de l'entraîneur polonais Marek Plock, ont remporté la régate olympique d'Athènes en C 2500m, la première médaille d'or de l'histoire du canöe chinois. Le successeur de Plock, l'allemand Joseph Secker, a la forte ambition de battre son propre record en ajoutant quelques breloques à son impressionnante moisson de 17 médailles d'or. "Les sports nautiques sont maintenant considérés en Chine comme de forts potentiels à médailles d'or." conclut Cui Dalin.
Source: China Today
Auteur: De Yongjian
Traduction française: Christophe Croze
Source: China Today
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