La Chine veut augmenter la part du nucléaire dans son approvisionnement en énergie (Image: China News Service)
La Chine veut augmenter la part du nucléaire dans son approvisionnement en énergie (Image: China News Service)Démenti des rumeurs quant à l’annulation des contrats EPR et nouvelles rassurantes sur les risques nucléaires après le séisme, Marc Andelenko, le nouveau président d’Areva en Chine, explique la collaboration entre l’entreprise française et ses clients chinois.
Depuis le mois de janvier, des rumeurs circulent et évoquent une possible annulation du contrat pour les deux centrales nucléaires nouvelle génération EPR (European Pressurized Reactor : réacteur pressurisé européen). La raison? Les Chinois seraient trop gourmand en matière de transfert de technologie.
À l’antenne de Chine Hebdo, Marc Andolenko dément. “Les contrats se déroulent de manière parfaitement nominale”, affirme le nouveau président d’Areva en Chine pour qui il n’y a aucune remise en question des accords signés au mois de novembre dernier lors de la visite de Nicolas Sarkozy en Chine.
Il reconnaît cependant l’intérêt des clients chinois pour les technologies en matière du cycle de combustible et le traitement des combustibles usés.
Pour lui, travailler avec les Chinois et pour la Chine “se passe très bien”. Une collaboration qui s’étend d’ailleurs à la solidarité montrée lors du séisme qui a touché la province du Sichuan, le 12 mai dernier.
L’expertise du groupe français a été sollicité par les autorités chinoises dans la transmission et la distribution de l'électricité. Une collaboration sollicitée mais aussi spontanée pour Areva qui s’est joint à l’aide financière pour la reconstruction de la province sinistrée.
À propos des risques nucléaires consécutifs aux fortes secousses sismiques enregistrées dans la région, Marc Andolenko se montre rassurant. Tout d’abord, il précise que la Chine ne possède pas de centrale nucléaire à proximité des régions victimes du séisme. Toutes les centrales nucléaires sont, en effet, situées sur la côte - certains centres de développement nucléaire se trouvent cependant bien dans la province du Sichuan - et aux dires du patron français, aucun problème n’a été rapporté.
Auteur: Daniel Ernult