Le président chinois Hu Jintao effectue une visite historique au Japon (Image: China News Service)
Le président chinois Hu Jintao effectue une visite historique au Japon (Image: China News Service)Cette semaine, pour la première fois depuis dix ans, un président chinois foulera le sol nippon. Hu Jintao a quitté la Chine aujourd'hui pour une visite officielle de 4 jours, la plus longue visite jamais réalisé par le chef d'état chinois dans un pays depuis sa prise de fonction en 2003.
Il 'agit bien d'une visite historique. Pour la deuxième fois en 36 ans de relations diplomatiques, et dix ans après Jiang Zemin, Hu Jintao se rend au Japon avec l'intention de poursuivre le réchauffement diplomatique entre les deux puissances asiatiques. Le nom donné à cette visite, "voyage du printemps chaud" traduit bien le sens que veut donnée le chef d'état chinois à son séjour au Japon.
Accompagné de son épouse, de Yang Jiechi, son ministre des Affaires étrangères, et de Wu Dawei, le négociateur chinois pour la question du nucléaire nord-coréen, Hu Jintao doit tencontrer le premier ministre nippon, Yasuo Fukuda ainsi que l'empereur Akihito.
Au cours de ces quatre jours, les deux parties devraient aborder la question délicate de l'exploitation des ressources dans l'est de la Mer de Chine. Hu Jintao a indiqué précédemment qu'il était confiant quant à une résolution de cette problématique, bien que la plupart des experts ne s'attendent à aucun accord majeur.
Les liens économiques entre les deux pays ont bondi l'année dernière, a rapporté l'agence AP. Selon Radio Chine Internationale, la Chine est devenue le principal partenaire économique du Japon en 2007, le Japon étant le troisième partenaire économique de l'Empire du Milieu. Au total, le volume des échanges commerciaux s'est élevé à 236 milliards de dollars (152,5 milliards d'euros)
Depuis sa nomination en septembre 2007, M. Fukuda s'est efforcé d'améliorer les relations avec Pékin, comme l'avait fait son prédécesseur Shinzo Abe. Les relations s'étaient fortement détériorées lors des mandats du Premier ministre Junichiro Koizumi, entre 2001 et 2006, du fait de ses visites répétées au sanctuaire Yasukuni, un lieu où sont enterrés plusieurs criminels de guerre.
Source: Reuters, AP, Radio Chine Internationale