L'entrée de la cité du film (Image: Radio 86)
L'entrée de la cité du film (Image: Radio 86)La cité du film à Pékin, située au nord de la ville, est le centre névralgique de la production de films chinois depuis la création de la République Populaire de Chine en 1949. Les studios ont ouvert leurs portes aux visiteurs en 1998. La plupart des bâtiments date des années 80.
L’aspect extérieur peu flatteur, n’engage pas toujours le visiteur, impression qui est renforcée lorsque vous apprenez qu’il n’existe pas de brochures en anglais, ni de guides disponibles pour effectuer la visite dans une autre langue que le chinois. La première des préoccupations est de vous faire accompagner par une personne parlant le chinois.
A l’extérieur de l’entrée principale, de jeunes stars en herbe patientent en quête d’un rôle dans une production. Certaines stars chinoises sont issus de cette « filière », c’est le cas de Wang Baoqiang, l’une des plus grandes vedettes actuelles du cinéma et de la télévision.
Le ticket d’entrée pour la visite de la cité du film coûte 60 yuans. Lorsque vous réussissez à trouver le point de départ de la visite, qui n’est mentionné nulle part, un guide prend les touristes pour un chemin initiatique à travers l’art de la production cinématographique chinoise. Le premier arrêt est effectué dans la pièce de l’écran bleu magique. Ici, le visiteur peut s’asseoir sur un tapis magique, placé devant un mur bleu et se voir littéralement voler à travers un paysage urbain, qui défile sur un écran de télévision.
Les visiteurs peuvent faire leur propre film (Image: Radio 86)
Le second bâtiment, offre à la vue une cour traditionnelle chinoise, théâtre de la fameuse série télé les rêves du manoir rouge (Hong Lou Meng). Le visiteur peut assister à des tournages et filmer les scènes pour son usage personnel. Il est également possible d’acheter un enregistrement de deux minutes pour 40 yuans.
La visite continue par le studio des effets de sons. Ici, un clip de film est diffusé sur un écran géant alors qu’un ingénieur du son ajoute des effets aux sons des différentes scènes. Bien que la présentation soit rudimentaire, vous ne manquerez pas toutefois de ressentir quelques frissons dans cet auditorium tout noir...
Pour la suite, le visiteur est muni de pistolets lasers et envoyé dans un réseau de couloirs étroits avec pour mission de descendre de méchantes et glauques....poupées. L’aventure du pistolet laser prend fin subitement avec la rencontre fortuite de celui qui pourrait aisément être le cousin chinois de King Kong.
Un décor de rue (Image: Radio 86)
Les visiteurs sont ensuite dirigés vers le magasin de souvenirs avant de terminer la dernière partie du tour de la cité. On pénètre alors dans un village désert, évoquant l’ancien Pékin, avec des routes en sable. Toutes les maisons sont fabriquées en mousse de polystyrène et sont démolies ou reconstruites en fonction des besoins des films.
Pour finir, les visiteurs peuvent apprécier la performance de la femme magicienne ainsi qu’un verre de jus à un yen le verre. Le spectacle de l’enchanteresse est relativement maigrichon avec quelques tours de cartes. Après cet intermède, on vous propose le retour à l’entrée principale, à bord d’un engin pour touristes, diesel et extrêmement polluant, le tout pour la modique somme de un yuan.
Si vous êtes un mordu de cinéma avouant un intérêt profond à la magie du cinéma moderne, cet endroit n’est peut-être pas fait pour vous, en revanche si vous souhaitez ressentir une nostalgie des années 80 et décocher quelques rires, alors le détour vaut le déplacement.
Adresse: 77, Beisanhuan Zhonglu. Heures d’ouverture: 8:30-16:30.
Auteur: Stina Björkell