Hermès prévoit d'avoir 25 boutiques en Chine d'ici cinq ans (Image: Wikipedia)
Hermès prévoit d'avoir 25 boutiques en Chine d'ici cinq ans (Image: Wikipedia)Arrivée sur le marché chinois en 1997, la marque Hermès continue de se développer en Chine avec la mise en fonction d'un nouveau site internet et l'ouverture de nouvelles boutiques.
Avec Christian Blanckaert, Directeur général d'Hermès International.
Il y a quelques semaines, le groupe Hermès annonçait des résultats 2 007 positifs. Avec un bénéfice net en hausse de 7,3 % à 288 millions d'euros, le groupe atteint les objectifs qu'il s'était fixés et désire poursuivre son expansion aux États-Unis, mais aussi en Chine, respectivement le premier et troisième marché mondial du Luxe.
Actuellement, la marque française possède une douzaine de boutiques dans l'Empire du Milieu. Et si la Chine ne correspond encore qu'à environ 2 % des revenus mondiaux du groupe, Christian Blanckaert estime qu' "il y a un potentiel considérable pour Hermès en Chine".
C'est d'abord par l'ouverture de nouvelles boutiques, quatre d'ici la fin de 2008 et d'autres durant les prochaines années pour arriver à environ 25 points de ventes dans les principales villes chinoises d'ici cinq ans qu'Hermès compte poursuivre son développement en Chine. Mais cela en respectant son propre rythme, en respectant ses valeurs.
Le marché du luxe est très différent de celui de la grande distribution, par exemple, où les sociétés étrangères comme Carrefour et Wall-Mart se livrent à une course d'ouverture de nouveaux magasins depuis plusieurs années. Pas question de ce genre de course pour Hermès. Aucunes raisons donc pour le groupe de changer sa stratégie. Hermès se porte bien et possède une très bonne image en Chine.
Plus qu'une extension économique, Hermès joue la carte de la culture pour séduire la Chine. Pour fêter ses dix ans de présence en Chine, la société française a commandé et sponsorisé l'exposition "The tale of Silk" qui se tient du 25 mars au 16 avril au Today's Art Museum de Pékin.
L'image de la marque repose à la fois sur sa "nationalité" française, synonyme de luxe pour de nombreux Chinois. Elle est aussi perçue comme culturelle et dont les produits sont de très grande qualité. Pour ces raisons, ainsi que pour des questions de contrôle de qualité et de communication avec les artisans, Christian Blanckaert exclut toute délocalisation de la production vers l'Empire du Milieu.
Auteur: Daniel Ernult