Où en est Areva en Chine ?

Où en est Areva en Chine ?

Une centrale nucléaire en Chine
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Début novembre, la construction des deux réacteurs EPR troisième génération a commencé à Taishan. Une bonne nouvelle pour le groupe Areva, qui avait vendu son produit en 2007. Aujourd'hui, quelle est la situation du géant du nucléaire sur le sol chinois ?

Selon les mots de son actuel président sur place, Areva en Chine c'est 30 ans de présence, 3400 employés, 15 usines et une grosse participation au programme nucléaire civil chinois avec quatre réacteurs dans le sud du pays.

Depuis novembre 2007, et la première visite officielle comme président français de Nicolas Sarkozy, l'opinion publique et les observateurs ont eu tendance à limiter la présence du groupe à un seul contrat : la livraison de deux réacteurs nucléaires de type EPR troisième génération avec leur combustible.

Il faut dire que l'EPR est le produit phare, voire le seul, d'Areva en ce moment, et que les montants signés par le Chinois China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC) faisaient de l'accord «le contrat du siècle» en termes de nucléaire : 8 milliards d'euros pour la partie française.

Cependant, depuis la visite de monsieur Sarkozy et la signature des contrats, le projet a semblé être ralenti et avoir pris du plomb dans l'aile.

Le conseil d'Etat chinois n'a donné son feu vert définitif que le 22 octobre dernier pour la construction des réacteurs à Taishan et les travaux auraient enfin commencé début novembre.

Plus que la remise en cause de la sureté de la technologie à la même période par les autorités de sécurité nucléaire française, britannique et finlandaise, c'est la tension diplomatique entre la France et la Chine en 2008 qui semble avoir handicapé Areva.

L'aval du gouvernement chinois et le début des travaux correspondent chronologiquement avec le réchauffement spectaculaire des relations en Paris et Pékin, avec notamment la visite fin octobre en Chine de Christine Lagarde, ministre française de l'économie.

De là à voir une corrélation entre la diplomatie et les affaires d'Areva, il n'y a qu'un pas. Indirectement, en soulignant l'importance de la prochaine visite en Chine du Premier ministre français François Fillon en décembre prochain, le président d'Areva Chine nous le confirme (voir l'interview en podcast liée à cet article).

Au vu du rapprochement entre Paris et Pékin depuis plusieurs mois et la fin des tensions liées au Tibet, on peut penser que le groupe nucléaire français va avoir prochainement de belles opportunités sur le sol chinois...

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