La carte postale du 21 août 2010: le fromage fait son trou en Chine

La carte postale du 21 août 2010: le fromage fait son trou en Chine

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Ana Fuentes nous emmène cette semaine à la découverte des activités du premier fromager chinois. Cet homme de 37 ans a décidé de faire découvrir de nouvelles saveurs à ses compatiotes dans un pays friand de fromages de soja ou de fromages frais au goût assez doux.

Informaticien de formation, ce jeune homme se rend en France en 2001 pour y suivre une formation. Dans un premier temps, il se retrouve à Clermont-Ferrand puis en Corse où il découvre sa passion pour le fromage. Il décide dès lors de suivre une formation dans le domaine à Bastia.

En 2007, il rentre en Chine et n'a plus qu'une idée en tête, ouvrir sa fromagerie à Pékin. Durant une année il fait des essais dans sa cuisine et parfait ses techniques d'affinage. Fin 2008, il parvient enfin à obtenir un fromage pasteurisé type camembert, qu'il nomme gris de Pékin.

Il ouvre alors son commerce dans un petit local de la banlieue pékinoise avec deux employés. Son chiffre d'affaires reste très modeste. Il souhaite comme il le dit lui même "rester petit" car le marché n'est pas encore très porteur et un gros travail de marketing est encore à effectuer. Il a environ 200 clients fixes qui sont tous des expatriés, obtenus grâce notamment à l'organisation de dégustations au centre culturel français de Pékin et à la vente à domicile.

Seul point noir au tableau, il est difficile pour lui d'attirer la clientèle chinoise, un gris de Pékin coûte 30 yuans (3 euros), soit le prix de 3 fromages de soja. Impossible également de descendre ses prix, compte tenu du tarif du lait en vigueur en Chine et de ses coûts de production.

Vous pouvez écoutez en totalité le reportage d'Ana Fuentes sur le fichier audio situé en haut à droite de l'article.