Quand le Brésil et la France s'unissent contre un axe Chine/USA avant Copenhague

Quand le Brésil et la France s'unissent contre un axe Chine/USA avant Copenhague

Le Brésil et la France mettent la pression sur la Chine et les Etats-Unis avant Copenhague
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Le 14 novembre 2009, les présidents français et brésiliens ont fait cause commune pour mettre la pression sur la Chine et les Etats-Unis, à l'heure où les deux puissances semblaient s'accorder pour reporter leurs efforts dans la lutte contre le réchauffement climatique.

A l'approche de la visite de Barack Obama en Chine la semaine passée, Washington et Pékin semblaient en passe de trouver un accord bilatéral en vue du sommet de Copenhague : ne pas présenter de quotas de réduction lors du grand sommet voué à la lutte contre le réchauffement climatique.

Un tel accord serait dramatique pour l'environnement, mais aussi très embarrassant pour les pays qui se sont déjà engagés dans la lutte : un G2 sur le climat entre la Chine et les Etats-Unis, soit les deux plus gros pollueurs de la planète, serait une bombe sur le plan économique chez les pays qui ont accepté des contraintes fortes sur leur industrie.

Afin d'éviter de se retrouver face au fait accompli, la France et le Brésil, en marge de la visite du président Lula à Paris, ont fait cause commune en rappelant les deux géants sur la voie de la coopération internationale.

"Nous n'avons pas le droit de laisser le président Obama et le président Hu Jintao célébrer un accord prenant pour base les réalités économiques de leurs seuls pays (...) sans tenir compte des responsabilités que nous devons avoir avec l'ensemble de l'humanité" a ainsi déclaré le président du Brésil, autre grand pays en développement dans le sillage de la Chine, mais qui a déjà avancé des chiffres sur ses objectifs, comme la réduction de 80% de la déforestation en Amazonie.

Nicolas Sarkozy, de son côté, a insisté sur le fait que tous les pays devaient faire cause commune contre la pollution : "La première économie du monde doit être à la hauteur de ses responsabilités. Nous n'accepterons pas de prendre des engagements et que d'autres disent : on verra demain."

Désormais, France et Brésil, dont l'association montre bien que l'enjeu de Copenhague ne se limite plus à un clivage pays développés/pays en développement, vont chercher à gagner à leur cause un maximum d'États en vue de la Conférence de Copenhague.

La Chine pourrait ne pas rester insensible, car sur son territoire, de nombreux signaux indiquent que la lutte contre le réchauffement climatique devient une urgence.

En route pour Copenhague
En route pour Copenhague

Pour en savoir plus sur la stratégie chinoise avant Copenhague : En route vers Copenhague – COP 15 (étude réalisée par l'équipe du China Trade Winds/Le Vent de la Chine, dirigée par Eric Meyer)

Plus d'infos sur l'étude : étude sur le climat "En route pour Copenhague"

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