Les banques étrangères en Chine : un eldorado difficile à conquérir

Les banques étrangères en Chine : un eldorado difficile à conquérir

La Chine est un marché incontournable pour les banques
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Depuis cinq ans, le cabinet Price Waterhouse Coopers réalise une étude annuelle sur la situation des banques étrangères en Chine. L'édition 2010, qui traite assez largement de l'impact du plan de relance chinois, a été réalisée auprès de 42 représentants de grandes banques étrangères en Chine.

Le panel des sondés est assez varié puisqu'il comporte des représentants de banques européennes, nord-américaines mais aussi asiatiques. Seules une dizaine de banques étrangères implantées en Chine n'ont pas participé à l'enquête.

Les différentes études du cabinet PWC ont pointé une forte hausse d'intérêt des banques étrangères pour le marché chinois depuis l'aube des années 2000.

Les chemins pour accéder à la Chine ne sont pas infinis pour les banques étrangères. La première consiste à prendre des parts dans une banque déjà présente sur le marché local, mais la réglementation limite les banques non-chinoises à 20% du capital.

La seconde solution consiste à obtenir une licence et ouvrir une agence puis développer un réseau sur le territoire chinois. Une troisième possibilité existe via la création de joint-venture avec un partenaire chinois, en se focalisant sur un domaine spécialisé comme la gestion d'actifs ou la vente privée.

Si le marché chinois est perçu comme un el dorado pour les banques étrangères, ces dernières ont encore du mal à s'approprier une part significative du gâteau : dans un univers où la compétition est de plus en plus forte, la part de marché des banques non-chinoises se limite encore aujourd'hui à seulement 2%.

Au sein des 1,3 milliards de Chinois que l'on présente souvent comme des clients potentiels pour les banques, les établissements étrangers ont tendance à cibler la frange la plus aisée des épargnants.

Mais au-delà des choix stratégiques, c'est aussi la réglementation qui semble pénaliser les banques étrangères face à leur concurrentes chinoises : les démarches administratives apparaissent plus longues et complexes pour les premières, qui doivent également s'adapter à des mesures réglementaires souvent à leur désavantage.

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