Un patron en Chine avec Marc Spielrein
Après un premier contrat pour la conception du nouveau marché de produits frais de Shanghai, la Semmaris, la société de gestion de Rungis, a signé fin décembre un accord avec une société de Shenzhen pour la gestion de trois marchés de gros en Chine. Pour le gestionnaire de Rungis, le défi est de taille: Améliorer le système de distribution des produits alimentaires dans le pays.
Avec Marc Spierein, Président de la Semmaris.
232 hectares, 1 500 000 tonnes de produits alimentaires à l’arrivage, 32 millions de bottes de fleurs, 7,3 milliards de chiffres d’affaires: Bienvenue à Rungis, le plus grand marché de produits frais au monde, qui dessert 12 millions de consommateurs à Paris et dans la grande banlieue, soit un français sur 5 mais aussi 6 autres millions de consommateurs dans toute l’Europe. Mais Rungis ne vend pas que des produits frais mais aussi son savoir-faire qui séduit nombre de pays étrangers, parmi lesquels la Chine. C'est à Shanghai que la Semmaris a signé son premier contrat en Chine pour la conception du nouveau marché de produits frais. "Nous avons défini le plan masse du marché ainsi que le schéma de fonctionnement" explique Marc Spielrein, le président de la Semmaris. Fin décembre 2007, le gestionnaire de Rungis a signé un protocole d'accord avec la Shenzen Agricultural Compagny,cotée à la Bourse de Shenzen et qui exploite déjà une quinzaine de marchés de gros en Chine. Objectif: Etablir des joint-ventures pour la conception de trois marché des gros en Chine. Si les activités de conseil et d'inginiérie représentent un axe stratégique essentiel, elles ne constituent encore qu'une faible part des 75 millions de chiffre d'affaires de la Semmaris. "Notre ambition est de dépasser le rôle de conseil pour participer à l'exploitation des marchés de gros. C'est ce que nous comptons faire avec la Shenzhen Agricultural Company pour les trois futurs marchés de gros" souligne-t-il.
On compte 4200 marchés de gros en Chine, "ce qui est tout à fait excessif" selon Marc Spielrein. Le projet de refonte des marchés de gros en Chine prévoit de réduire ce nombre à 100. Aujourd'hui le gouvernement s'est engagé dans la réorganisation des sytème de distribution alimentaire. "Ce système est encore loin d'être performant explique Marc Spielrein. En Chine, un citadin paie un kilo de fruits ou de légumes dix fois le prix payé au producteur, en Europe cet écart est de 1 à 3 ou 4 maximum." Pour la SeEmmaris, appelée à la rescousse pour rationnaliser les sytème de distibution alimentaire en Chine, l'enjeu est de taille. "Dans un premier temps, nous avons fait un examen poussé du fonctionnement du système de distribution chinois pour comprendre comment l'améliorer indique le président du gestionnaire de Rungis. Nous essayons donc de mettre en place des plate-formes qui répondent aux standards internationaux pour l'importation et l'exportation de produits alimentaires. Nous développons également des outils modernes pour le sytème de logistique, pour la chaîne du froid et la prévention des risques sanitaires" souligne Marc Spielrein.
Ainsi, avec la mise en place de marché de gros, la Chine qui est déjà classée au premier ou au second rang mondial pour nombre de productions (céréales, riz, arachide, colza, coton, fruits, viande, thé...), compte devenir un grand acteur du commerce international alimentaire.

