Un patron en Chine avec Didier Seillier

Un patron en Chine avec Didier Seillier

Didier Seillier, co-fondateur et président de Fimasys
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Editeur français de logiciels de gestion de services financiers, Fimasys est parti en Chine dans le sillage du groupe Peugeot pour fournir une solution de crédit automobile. Dix-huit mois après l'ouverture d'un bureau de représentation à Pékin, Didier Seillier, le président et co-fondateur de Fimasys dresse un premier bilan de ses activités en Chine.

Avec Didier Seillier, Président et co-fondateur de Fimasys

En juin 2006, le constructeur français PSA Peugeot Citroën et son partenaire chinois Dongfeng se sont lancés dans le crédit automobile en créant une société de financement avec la Bank of China. L'aventure chinoise commence alors pour Fimasys sollicité par son client Peugeot pour lui fournir le logiciel ProFinance, un de ses produits phares, qui permet d’assurer sur le marché chinois la commercialisation et la gestion des financements (crédit ou leasing) proposés aux concessionnaires et aux clients acquéreurs de véhicules Peugeot ou Citroën."Les chinois commencent à consommer à crédit et dans le secteur automobile, on estime que 8 à 10% des ventes sont à crédit explique le président de Fimasys.

Concernant le logiciel, peu de modifications techniques ont été nécessaires. "Il faut que le logiciel parle chinois et qu'il soit adapté au système de paiement local, mais c'est classique pour tous les pays" explique Didier Seillier. En revanche, marché chinois oblige, Fimasys a fait des évolutions technologiques dans son logiciel pour le protéger, le crypter et sécuriser l'ensemble des programmes. "On n'a pas eu de mauvaise expérience mais mieux vaut prévenir que guérir" sourit le président de Fimasys.

Pour la PME française qui emploie une centaine de salariés, c'est ce tandem avec un grand groupe qui lui a permis de franchir le pas et d'ouvrir un bureau de représentation à Pékin."[Sans ce projet]On aurait peut-être pas pris le risque d'aller en Chine parce que les PME n'ont pas la surface financière suffisante pour aller implanter des commerciaux, des hommes de projet sur place sans avoir de business constate Didier Seillier.A partir du moment où l'on peut être sûr qu'on a un projet, cela permet de co-financer le développement sur place et l'association grands groupes/PME prend tout son sens".

Aujourd'hui, avec un bureau de représentation qui compte 7 personnes, Fimasys cherche à décrocher de nouveaux contrats mais en se limitant dans un premier temps aux établissements de crédits occidentaux qui se déploient en Chine. "On répond également à des appels d'offre d'établissements bancaires chinois qui sont nombreux mais cela demande une logistique assez importante: il faut par exemple répondre en chinois et être présent dans la région d'où émane l'appel d'offre explique le pdg de Fimasys. On n'envisage donc pas de succès auprès de ces établissements avant un ou deux ans".