Quel rôle a joué la Chine à Copenhague?
La conférence de l'ONU sur le changement climatique s'est achevé vendredi sans réelles avancées. Les attentes étaient fortes quant à l'aboutissement à une solution pour limiter le réchauffement climatique. Pourtant, les résultats de ce sommet de 15 jours sont bien minces et ne démontrent finalement que l'opposition entre pays riches et pays pauvres. Quant à la Chine, elle se targue d'avoir jouée un rôle constructif dans les négociations. Mais certaines nations, au contraire, impute l'échec de ce sommet aux positions fermes de Pékin.
En visite officielle en Chine cette semaine, le premier ministre français joue la carte diplomatique et n'accable pas la Chine pour l'échec de Copenhague. Le ministre britannique de l'environnement, pour sa part, ne fait pas de détour et accuse directement la Chine d'être à la source de l'échec des négociations, écrit le Guardian. Pour le ministre britannique, Pékin Chine a volontairement entravé les négociations afin d'empêcher la conclusion d'un accord.
Un autre article du journal anglais mentionne que l'Europe blâme la Chine pour avoir systématiquement briser le mécanisme de négociation dès lors qu'une proposition aurait pu avoir des une influence sur la croissance économique de l'Empire du Milieu. Pour la Chine, toute négociation sur le climat ne peut faire abstraction de son droit au développement.
Du côté chinois, les résultats de la conférences de Copenhague sont considérés comme un succès, rapportait Sydney Morning Herald. La Chine, actuellement le plus gros émetteurs de gaz carbonique de la planète, a joué un rôle crucial dans les pourparlers. L'accord final ne fut atteint qu'après la rencontre entre Wen Jiabao et le président américain Barack Obama, souligne le Washington Post. Radio Chine Internationale écrit que le ministère chinois des Affaires étrangères considère l'accord non contraignant comme un "nouveau départ" qui conduira à une meilleur coopération entre les pays riches et les pays pauvres...
Alors que son objectif de réduire son intensité carbone de 40 à 45%, signifie concrètement qu'en 2020 ses émissions de gaz à effet de serre pourrait être le double des quantités émises en 2005, la Chine aurait-elle pu jouer un rôle plus positif pour trouver aboutir à un accord significatif au sommet de Copenhague?

