Le sommet sur la sécurité nucléaire trouve un accord sur le fond, non sur des sanctions
En début de semaine, le sommet qui a réunit les dirigeants de 48 pays à Washington avec pour sujet la sécurité nucléaire a attiré l'attention des médias de la planète. Ce sommet désiré par le président américain Barack Obama, avait pour objectif principal de sécuriser au maximum les matières radioactives afin d'éviter qu'elles ne puissent tomber entre les mains de mouvements terroristes.
De toute part, ce sommet a été qualifié de succès. Dès les premières heures du sommet, l'Ukraine, le Chili et le Mexique ont donné leur accord pour mettre un terme à leurs stocks d'uranium enrichi.
La présence du président chinois à ce sommet est interprétée comme un nouveau signe visible de l'amélioration des relations entre Pékin et Washington. La semaine précédente, le département du Trésor américain avait annoncé le report d'un rapport sur la devise chinoise ce qui avait déjà réduit quelque peu les tensions entre les deux pays.
L'Amérique et la Chine partage l'ambition de mettre fin à la prolifération nucléaire, toutefois la position inflexible de Washington quant à la question du nucléaire iranien n'a pas été approuvée par la Chine lors de la rencontre entre les présidents Obama et Hu. Cette différence s'est retrouvée dans les médias des deux pays. Les médias américains ont concentré leurs rapports de presse sur le projet de sanctions contre l'Iran pour ne pas avoir respecté le traité de non-prolifération nucléaire. Pour sa part, l'agence de presse officielle chinoise, Chine Nouvelle, relaye la position du ministre chinois des Affaires étrangères qui affirme que des sanctions "ne peuvent résoudre fondamentalement le problème".
Dans leur rôle de communication du gouvernement chinois, les médias de l'Empire du Milieu se sont principalement intéressés aux propositions émises par Hu Jintao pour améliorer la sécurité nucléaire. Ses propositions consistent en l'application des accords internationaux, la coopération, l'assistance aux pays en voie de développement et l'accès à l'énergie nucléaire civile pour les pays qui le désirent, a rapporté Radio Chine Internationale.
Cependant ce sommet a aussi fait l'objet de critique du fait de sa faible envergure. Le Time estime que les modestes objectifs de ce sommet ne pouvaient déboucher sur autre chose qu'un succès. Le magazine allemand Der Spiegel a interviewé un expert nucléaire qui explique l'urgence des questions adressées durant ce sommet avec l'avertissement que la prolifération est un danger réel si une réaction en chaîne suit l'acquisition d'armes nucléaires par l'Iran.

