La Chine, seconde économie mondiale. Et la suite?
La Chine a devancé le Japon sur un plan économique, pour la première fois, dans le second quart de l'année 2010. Cet événement a soulevé une vague de commentaires à travers le monde. Certains parlent de symbole, d'autres pointent du doigt la réelle signification du PIB par rapport à d'autres facteurs d'évaluation économique, et enfin certaines voix préfèrent mettre l'accent sur la fragilité de l'écomomie chinoise en dépit d'une croissance surprenante.
Les médias chinois préfèrent adopter un profil bas et ne cèdent pas à un triomphalisme qui serait pourtant compréhensible et justifié. Le quotidien de langue anglaise, le China Daily, met en avant le PIB chinois qui est dix fois inférieur à celui du Japon. Selon eux, malgré des progrès économiques phénoménaux, la Chine est toujours en pays en développement. Une opinion relayée par le Global Times qui ironise sur les commentaires en ligne d'internautes chinois qui s'imaginent déjà aussi riches que les Japonais.
Les médias économiques occidentaux favorisent une approche blasée. The Financial Times reprend les propos de Eswar Prasad, professeur à l'université de Cornell: "En terme d'influence et de dynamisme, la Chine a dépassé le Japon depuis longtemps". The Economist va même plus loin et utilise une charte qui explique que le marasme dans lequel a chuté la Chine depuis 200 ans est une exception historique plutôt que la règle. La réelle question est de savoir pourquoi la Chine est retombée si bas, à la traîne des autres nations, et non pourquoi l'économie actuelle est florissante.
Le nombre d'articles qui mettent en garde contre les problèmes chinois est plus élevé que prévu. Une population vieillissante, une économie dépendante des exportations, un marché de l'immobilier en surchauffe sont les avertissements les plus fréquents. La meilleure illustration en est peut-être le papier de Peter Foster du Daily Telegraph qui écrit: "Les leaders chinois sont confrontés quotidiennement aux conséquences sociales de leur modèle économique qui rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Un comble pour un régime communiste".

