L’internet chinois: Entre sécurité et censure

L’internet chinois: Entre sécurité et censure

L'internet chinois: entre censure et sécurité
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Exposé au grand jour lors de l’arrivée du contingent de journalistes à Pékin, l’accès à internet en Chine suscite la controverse. Mais comment les autorités chinoises parviennent-elles à bloquer certains contenus de la toile?

Avec Jean-Philippe Bichard, porte-parole de Kaspersky lab France et expert en cybe-criminalité.

La “Grande Muraille par-feu de Chine”, tel est le nom donné au système de censure chinois. Une des particularités du système chinois est sa délimitation géographique. Alors que certaines régions du pays vont avoir accès à certains sites d’autres régions non.

Ce qui désigne une censure dépend du type de censure dont il s’agit et du type d’applications sur lesquels elles s’effectue. En Chine elle peut s’appliquer sur les forums de discussions, les “chats” les téléchargements et la consultation de page web.

Jean-Philippe Bichard tient cependant à remarquer qu’étant donné que très peu de Chinois parlent l’anglais ou une autre langue, la première censure en Chine est la barrière de la langue.

En Chine, la censure peut s’effectuer principalement par des restrictions dans les moteurs de recherche. “Il faut appeler un chat, un chat”, dit Jean-Philippe Bichard, et ajouter que ce type de restrictions ne peut se faire qu’avec la complicité volontaire des grands acteurs de l’internet.

Il existe, toutefois, des possibilités de contourner cette censure ou le contrôle par les autorités via des réseaux sans-fil du type Wi-fi, en évitant les grandes “Backbones” les autoroute de l’Internet faisant partie des réseaux longue distance de plus haut débit d'internet. Il y a encore la possibilité de passer par des réseaux plus discrets (réseaux téléphoniques ou Wifi).

La sécurité du réseau internet chinois.

De 1994 à 2007, le nombre d’internautes chinois a évolué de 5000 à plus de 200 millions. Avec cette croissance exponentielle, la sécurité sur la toile chinoises est devenue plus difficile, et il ne s’agit pas d’une problématique locale car internet est bien un réseau international.

Une récente étude affirme que la Chine serait le deuxième réseau internet, derrière les États-Unis, a être le plus touché par des “malware”, (en français: des logiciels malveillants) qui, selon la définition de wikipedia, sont “des logiciels développés dans le but de nuire à un système informatique” et qui d’après Jean-Philippe Bichard, visent à récupérer des informations personnelles.

La même étude soutient que la toile chinoise abrite un tiers des pages internet infectées par un virus.

Pour Kaspersky, si eux-mêmes ont constaté une forte augmentation des “malware” (chevaux de Troyes, virus, vers, “botnet”,...), ils estiment qu’il faut néanmoins relativisé les chiffres mentionnés par une telle étude étant donné la difficulté d’obtenir ce type d’information, particulièrement en Chine. Jean-Philippe Bichard pointe qu’actuellement, “ce qui intéresse aujourd’hui les pirates (…) c’est gagner de l’argent” et donc de récupérer les données personnelles.

À ce titre les Jeux Olympiques constituent une opportunité pour les pirates et de nombreux sites chinois ou étrangers sont infectés par des spams qui invitent à repondre. En aucun cas il ne faut y répondre, avertit Bichard.

Un autre point souligné par ce spécialiste est celui de la parfaite maîtrise d’internet par les autorités chinoises. Il cite notamment l’exemple de la crise suite au tremblement de terre dans le Sichuan. En pleine émotion, les autorités ont volontairement laissé fonctionner différents espaces de discussion pour connaître l’opinion et le sentiment de la population… une manière de prendre, en direct, le pouls de la population.

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