La rivalité Chine/États-Unis se joue t-elle dans les eaux de la péninsule coréenne ?

La rivalité Chine/États-Unis se joue t-elle dans les eaux de la péninsule coréenne ?

La rivalité Chine/États-Unis se joue t-elle dans les eaux de la péninsule coréenne ?
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Il y a une semaine, les Etats-Unis et la Corée du sud organisait un exercice naval sans précédent dans les eaux de la péninsule coréenne : 20 navires de guerre, 200 avions, 8000 hommes ainsi que le porte-avion George Washington. Si la manoeuvre était un avertissement officiel à l'égard de Pyongyang, la Chine y a vu une mise en garde à son attention.

Si bien que Pékin a effectué de son côté certains exercices du même type sur sa côté est, histoire de rappeler sa suprématie dans ce qu'elle considère comme ses eaux territoriales. On ne sait pas officiellement si ces manoeuvres étaient prévues de longue date, mais tout laisse à penser qu'il s'agit avant tout d'une réaction, somme toute logique.

Elle nous en dit un peu plus sur les ambitions navales de la Chine, traditionnellement peu portée sur la puissance maritime, mais qui espère refaire son retard le plus vite possible. La Marine chinoise est d'ailleurs le secteur militaire qui se développe le plus vite et sur lequel les autorités consentent le plus d'efforts aujourd'hui.

Ce renforcement naval se base sur la stratégie dite des «chaînes d'îles» au sein desquelles Pékin veut voir sa suprématie assurée. La première chaîne inclut Taïwan, et doit être sous total contrôle chinois d'ici 2015. La seconde, qui inclut le Japon et les Philippines, doit être effective, selon les espoirs chinois, entre 2030 et 2040.

La question maritime est dans les faits vitale pour la Chine : 90% de son commerce transite par ce biais. Une puissance navale forte aurait donc vocation à protéger les voies de commerce et d'approvisionnement en matières premières, que l'on sait ô combien importantes tant la Chine en consomme.

Sur le plan stratégique enfin, cela doit permettre à Pékin de mieux contrôler le Japon et la Corée du sud, deux alliés traditionnels de l'ennemi potentiel, les Etats-Unis.

Le principal obstacle aux ambitions chinoises reste ses lacunes en termes de savoir-faire technologique, en particulier dans le domaine des motorisations, que la Chine doit importer, notamment d'Allemagne.

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