La Chine et l’Union européenne faites pour s’entendre ?

La Chine et l’Union européenne faites pour s’entendre ?

José Manuel Barroso et Wen Jiabao
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La tenue du 12e Sommet Chine-Union européenne le 30 novembre à Nanjing a semblé marquer un rapprochement entre les deux entités, notamment via l’approfondissement du partenariat stratégique. Quitte à former un G2, Pékin préfèrerait-il l’Europe à l’Amérique ?

L’année passée, le Sommet Chine-UE avait été annulé par la Chine alors qu’il devait se tenir à Lyon, et avait finalement été reporté plusieurs mois après à Prague. A l’époque, Pékin comptait protester contre la rencontre du mois de décembre 2008 entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï-lama, l’un des meilleurs ennemis du régime chinois.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, la relation sino-française est repartie “à la vitesse du TGV”, et c’est toute l’Union européenne qui en profite.

En dépit de sujets sensibles abordés dans le forum comme l’attribution éventuelle du statut d’économie de marché à la Chine, ou la lutte contre le réchauffement climatique, les communiqués communs en conclusion du forum révèlent des relations actuellement très positives entre la Chine et l’UE.

Il faut dire que certains éléments ont joué en faveur de ce dénouement positif : l’annonce d’objectifs chinois avant Copenhague quant à la limitation des émissions de gaz à effet de serre, la visite mitigée de Barack Obama en Chine au mois de novembre...

En clair, la Chine semble avoir retrouvé un intérêt en l’Union européenne : son marché, ses investissements et ses technologies sont autant de besoins concrets pour Pékin, qui semble ne pas vouloir former un éventuel G2 avec les États-Unis.

L’approfondissement du partenariat stratégique entre la Chine et l’Union européenne est la traduction sur le terrain de cet intérêt réciproque. On est encore loin d’un G2, mais l’évolution montre bien que l’Empire du milieu et le Vieux continent s’entendent bien.