Matteo Ricci, l'une des premières passerelle entre l'Occident et la Chine

Matteo Ricci, l'une des premières passerelle entre l'Occident et la Chine

Un portrait de Matteo Ricci réalisé par le Frère Emmanuel Perreira
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Le 11 mai 2010 a été célébré le 400e anniversaire de la mort de Matteo Ricci, missionnaire jésuite envoyé en Chine en 1583. Son œuvre est encore vivante aujourd'hui : outre la fondation de l'Église catholique chinoise, il a œuvré à ouvrir un dialogue respectueux entre l'Occident et la Chine.

Italien de l'époque de la Renaissance, Matteo Ricci était un homme brillant et érudit, principalement sur les questions d'astronomie et de mathématiques. Envoyé en mission dans ce que l'on appelle alors "Les Indes orientales", il reçoit une consigne assez particulière pour l'époque : ne pas manquer de considération envers la riche culture chinoise, et donc essayer de nouer un dialogue équitable avec elle.

A son arrivée en Chine, près de Canton en 1583, le Jésuite s'initie à la culture chinoise : il apprend la langue, l'écriture, et lit des textes classiques de la pensée locale.

Cette marque de respect lui permet d'obtenir la confiance de lettrés chinois, et d'entamer un dialogue avec eux, sur les questions de religion, mais aussi de sciences, notamment en astronomie et cartographie.

Fondateur de la première Église catholique chinoise -il y a aujourd'hui 12 millions de Catholiques chinois- Matteo Ricci reste aujourd'hui un symbole de l'une des premières rencontres entre l'Occident et la Chine sur un pied d'égalité, de respect et d'amitié.

C'est à ce titre, après sa mort en 1610 à Pékin, que l'Empereur de l'époque accepte qu'il soit enterré près de la Cité interdite.

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