Les films chinois s'importent-ils bien en France ?

Les films chinois s'importent-ils bien en France ?

Tony Leung Chiu-wai, l'un des acteurs les plus connus du cinéma chinois
Found this interesting? Share it with your friends!
  • Listen:

Le Festival de Cannes s'est achevé dimanche dernier, sans la moindre distinction pour les deux films chinois retenus. L'occasion était néanmoins trop belle pour ne pas faire un état des lieux de la présence du cinéma chinois dans l'Hexagone.

A l'heure actuelle, on peut dire que deux grands types de longs métrages chinois s'importent bien en France : le cinéma d'auteurs, dont le Festival de Cannes est un symbole, et le cinéma commercial orienté arts martiaux/action.

L'un est emmené par des cinéastes de talent (Wong Kar-wai, Jia Zhangke) et des œuvres engagées, l'autre est porté par ses stars (Jet Li, Jackie Chan) et des budgets toujours plus proches de ceux des blockbusters américains.

S'il ne s'agit pas forcément des deux styles qui génèrent le plus de revenus sur leur marché d'origine, ils sont sans conteste les mieux adaptés aux sensibilités des spectateurs français. Les films de propagande, comme la récente grosse production "La fondation d'une République", ou les comédies populaires de Feng Xiaogang sont en effet incapables de séduire un public non-chinois.

Au niveau des recettes au guichet, les films chinois s'en sortent plutôt bien en France. Avec "Les trois royaumes" en 2009, le célèbre John Woo a généré plus de 500 000 entrées dans les salles obscures. Le cinéma d'auteur, par essence moins performant, n'est pas toujours en reste : avec "24 City", toujours en 2009, Jia Zhangke a fait 250 000 entrées.

C'est bien souvent la réputation du réalisateur qui permet la distribution d'un film en France. Et à ce petit jeu, ce sont les étiquetés "rebelle" (Lou Ye, Jia Zhangke) ou "atypique" (Wong Kar-wai) qui sortent du lot.

Une chose est certaine : on n'a pas terminé de voir des films chinois débarquer dans les salles obscures françaises. Lors de la dernière visite de Nicolas Sarkozy en Chine, fin avril, un accord de coproduction sino-français a été signé.

Dans les cartons depuis plusieurs années, il permettra aux films coproduits d'être considérés français en France et chinois en Chine. Un moyen d'ouvrir le marché chinois au cinéma français et le marché français au cinéma chinois...

Mots-clés: