Les autorités ont arrêté 7 personnes impliquées dans la mort d'un journaliste

Les autorités ont arrêté 7 personnes impliquées dans la mort d'un journaliste

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La police de la province du Shanxi a arrêté sept personnes soupçonnées d’avoir battu à mort un journaliste qui enquêtait sur l’exploitation illégale d’une mine de charbon. Selon un porte-parole du bureau provincial de la sécurité publique, trois suspects seraient toujours recherchés.

Lan Chengzhang, 35 ans, travaillait depuis le 26 décembre 2006 dans le bureau situé à Datong du journal économique de Pékin Maoyi Bao. Toujours à l’essai, il ne possède pas encore de carte de presse. Le 10 janvier dernier, il se rend avec son collègue, Chang Hanwen, sur le site d’une mine de charbon dans le comté de Hunyuan dont ils ont appris qu’elle serait exploitée illégalement. Selon les leur employeurs, les deux journalistes n’étaient pas autorisés à conduire ce type de reportage et se seraient rendus sur les lieux de propre initiative.

D’après l’agence de presse Chine Nouvelle, ils demandent à voir le directeur du site, Hou Zhenrun, selon les différentes versions, soit pour l’interviewé, soit pour le faire chanter. Celui-ci est à Datong et les deux journalistes lui demandent un rendez-vous à la mine. Le directeur serait ensuite arrivé sur place avec 8 ou 20 hommes de mains, les chiffres variant selon les sources.

Les deux journalistes auraient ensuite été sévèrement battus. Lan le est décédé le lendemain à l’hôpital des suites d’une hémorragie cérébrale.

Ces faits avaient d’abord été tenus à l’écart des médias qui n’ont reporté la mort du journaliste que le 16 janvier. Depuis le débat fait rage en Chine tant sur les motivations réelles des journalistes que sur la décision des autorités de la ville de Datong de déclarer comme “faux reporter” toute personne qui exercerait des activités de journaliste sans carte de presse le 12 janvier, soit deux jours après la mort de Lan.

Le directeur de la mine se serait rendu vendredi soir à la police pour y être interrogé.

Comme l’écrit le journal Le Monde, cette affaire “illustre une dérive constatée en Chine, celle du recours à l’intimidation physique pour museler une presse de plus en plus audacieuse”.

Source du texte:
AFP, Xinhua, Le Monde