Le président sud-coréen est à Pékin
Le président de la Corée du Sud, Roh Moo-hyun, est arrivé ce matin à Pékin pour rencontrer son homologue chinois, Hu Jintao. Au programme de cette rencontre figurent des discussions bilatérales, mais aussi une évaluation du cas de la Corée du Nord.
Il s’agit de la deuxième visite officielle de Roh Moo-hyun en Chine. La Chine et la Corée du Sud sont les deux pays qui possèdent la plus grande influence sur l’état communiste de la péninsule de Corée. Et l’objectif de Pékin est de Séoul est toujours de ramener Pyongyang à la table de négociations des "six" – États-Unis, Russie, Chine, Japon et les deux Corées – et qu’elle cesse ses activités d’armement nucléaire.
Selon l’ambassadeur sud-coréen en Chine, Kim Ha-joong, cette rencontre pourrait être “un tournant décisif dans la résolution du problème nucléaire nord-coréen”.
Mais, “il est devenu plus difficile que jamais pour la Chine et la Corée du Sud d’influencer le Nord de manière à ce que cela n’empire pas la situation”, a confié un représentant du gouvernement sud-coréen. Selon un autre représentant des autorités sud-coréennes, Hu Jintao et Roh Moo-hyun doivent donc trouver comment parler aux dirigeants nord-coréens de manière convaincante et sans provocation.
“Je pense que nous avons besoin de parler des sanctions qui apporteront le résultat que souhaite la Corée du Sud et la Chine, pas une réponse prise sur l’émotion du moment”, a déclaré ce deuxième représentant sud-coréen.
Ces discussions entre les deux chefs d’états se dérouleront au même moment que celles tenues à New York, à l’ONU, pour imposer des sanctions à l’état nord-coréen.
Il semblerait qu’un accord ait été trouvé. Il prévoirait des sanctions "fortes" mais pas extrêmes. Aucune référence à une utilisation de la force n’y serait mentionnée. De plus, l’embargo total sur les armes envisagé en premier lieu, ne sera finalement que partiel et ne portera que sur les armes dites "lourdes". Cet accord devrait être signé aujourd’hui ou demain.

