Le lait en poudre chinois de nouveau sur la sellette
Le ministère chinois de la santé a annoncé ce matin qu'une enquête allait être ouverte contre la société Synutra, productrice de lait en poudre pour bébés après avoir constaté que de nombreux enfants, qui ont consommé de ce lait, souffraient de signes précoces de puberté.
Pami les signaux les plus alarmants, les médecins ont constaté une élévation anormale des taux hormonaux, ainsi que le développement de la poitrine pour les fillettes.
Le ministère de la santé a nommé une équipe de neuf experts pour contrôler la qualité des produits incriminés.
Lors d'un communiqué, le ministère a indiqué que des "organisations techniques compétentes" étaient déjà en train de tester des échantillons provenant de différents lots de ce lait en poudre et que les résultats seraient rendus publiques dès que possible.
Cette enquête a été diligentée deux semaines après que des parents et des médecins de la province du Hubei, se soient plaint de voir des enfants se développer prématurément.
Le ministère a toutefois précisé qu'aucun lien n'avait encore été établi entre la consommation de ce lait en poudre et le développement prématuré des enfants, selon Bloomberg.
Ce matin, la société Synitra International Inc., le fabriquant de ce lait en poudre au centre de tous les débats, a publié un communiqué affirmant que ses produits étaient sains et qu'elle ouvrirait volontiers les portes de ses usines pour une inspection publique.
“Synutra invite les consommateurs et les médias à inspecter nos usines. Si nous avions des problèmes avec les composants de nos produits et nous n'en avons détecté aucun, ce serait une grave déficience dans le contrôle de la qualité et notre entreprise n'aurait aucune excuse," indique le communiqué.
Les principaux fournisseurs de Synutra sont les Néo-Zélandais de Fonterra Cooperative Group Ltd., les Français d'Euroserum et les coopératives laitières de la province du Heilongjiang a indiqué l'entreprise chinoise sous le feu des projecteurs.
L'entreprise néo-zélandaise a affirmé hier être "sûre à 100% de la qualité de ses produits". Elle précise en outre que les "hormones de croissance" sont strictement régulées en Nouvelle-Zélande et que leur usage est strictement interdit sur les vaches laitières.
L'industrie alimentaire chinoise est au centre de nombreux scandales depuis ces dernières années. En 2008, l'industrie laitière avait déjà été éclaboussée par le scandale du lait à la mélamine qui avait tué six enfants et rendus malade 300.000 autres.

