La Corée du Nord disposée à reprendre les pourparlers sur le nucléaire

La Corée du Nord disposée à reprendre les pourparlers sur le nucléaire

Les médias chinois ont confirmé ce matin la visite en Chine du président nord-coréen Kim Jong-Il
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Les médias chinois ont confirmé ce matin que le président nord-coréen, Kim Jong-Il, qui ne quitte que rarement son pays, a bien effectué une brève visite en Chine, vraisemblablement du 26 au 30 juillet derniers.

Cette visite en Chine est la seconde du leader nord-coréen cette année. La première a eu lieu en mai dernier après le torpillage du navire sud-coréen, le Cheonan à proximité des eaux territoriales de Pyongyang. Cette visite est perçue comme un signal positif de la bonne volonté de la Corée du Nord de reprendre plus avant les négociations concernant le nucléaire, rapporte le China Daily.

Le voyage de Kim Jong-Il intervient un mois avant une date importante pour le pays, l'élection du nouveau président. Le plus jeune fils de l'actuel dirigeant, Kim Jong Un, tient la corde parmi les autres prétendants.

Avant de quitter l'Empire du milieu, le leader nord-coréen a exprimé sa profonde gratitude envers la Chine pour son aide et son assistance, dans un message écrit adressé au président chinois Hu Jintao. Il a indiqué avoir apprecié sa rencontre avec Hu et l'a remercié pour son hospitalité.

Lors de leurs entretiens, les deux hommes ont effectué un bilan de la situation de leur pays respectif et des échanges dans le cadre de leur coopération bilatérale, ainsi qu'un tour d''horizon des questions internationales et régionales d'intérêt commun, selon la KCNA (Korean Central News Agency) l'agence de presse officielle nord-coréenne.

Kim Jong-Il a indiqué à Hu Jintao qu'il espérait que les négociations à six autour de la question du désarmement nucléaire reprendraient rapidement leur cours. Le président chinois a répliqué que le maintien de la paix et de la stabilité en Corée était "l'aspiration de tout le monde" et que les pourparlers "devaient reprendre aussi vite que possible".

Les médias chinois ont indiqué ce matin que la Corée du Nord n'était pas la seule à devoir fournir des efforts pour réduire les tensions dans la région et que les pays voisins devaient également effectuer la moitié du chemin dans ce sens.

Dans le même temps, les frictions entre la Corée du Nord et les États-Unis continuent à monter en intensité. Lundi dernier, Barack Obama a infligé de nouvelles sanctions financières à Pyongyang et a exhorté Kim a abandonner les programmes nucléaires du pays.

Selon Reuters, les relations américano-coréennes se sont detériorées depuis que Pyongyang a conduit son second essai nucléaire, l'an dernier, ainsi que depuis le torpillage du Cheonan. Enfin, l'arrestation en janvier dernier, d'un ressortissant américain, Aijalon Mahli Gomes, et sa condamnation à huit années de travaux forcés pour être entré illégalement sur le territoire nord-coréen, n'a pas arrangé la situation. En signe d'apaisement, Pyongyang a d'ailleurs libéré Gomes la semaine dernière.

La prochaine assemblée générale des Nations-Unies, dont la tenue est prévue en septembre à New York, offrira l'opportunité aux leaders mondiaux de discuter directement de la relance des négociations entre les six pays concernés, indique le China Daily.

L'AFP, rapporte quant à elle que Pyongyang et Pékin se sont mis d'accord pour ne pas confirmer officiellement la visite du leader nord-coréen avant qu'il ne soit reparti.

Source du texte:
China Daily/The Straits Times/Reuters/AFP/KCNA