La Chine soutient la résolution des Nations-Unies sur les essais nucléaires nord-coréens
La Chine et les quatre autres membres permanents du conseil de sécurité des Nations-Unies ont trouvé hier un accord sur une réponse commune à apporter à la Corée du Nord qui avait lancé un missile nucléaire le 25 mai dernier.
L’ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Susan Rice, a qualifié les 34 paragraphes de cette résolution de réponse "très forte, très crédible et très appropriée", rapporte Radio Chine Internationale.
Selon l’édition en ligne du Times, les 15 membres du conseil des Nations-Unies, devraient mettre en pratique cette résolution dans les deux prochains jours.
L’ébauche de cette résolution propose un renforcement des sanctions par rapport à celles qui étaient en vigueur lors du premier essai nucléaire nord-coréen en 2006. Cette fois-ci, les sanctions toucheraient l’économie du pays et notamment les prêts bancaires et les flux d’argent à destination de Pyongyang. Une surveillance accrue du territoire nord-coréen serait également mise en place avec le contrôle de tous les avions et les bateaux susceptibles de transporter de l’armement. Les transactions liées aux ventes ou aux achats d’armes avec la Corée du Nord seraient également totalement supprimées.
"Cette exportation d’armement est une source de revenus conséquente pour la Corée du Nord et nous pensons qu’il est important de la réduire," indique Radio Chine Internationale qui cite Rice.
Pyongyang a précédemment averti que toute inspection serait considérée comme un acte de guerre, rapporte le Times.
La résolution appelle également la Corée du Nord a reprendre sa place à la table des négociations pour trouver une solution diplomatique à la situation selon RCI.
Toujours selon RCI, la résolution préconise qu’un panel d’experts supervise la mise en application, sous 45 jours, d’éventuelles sanctions.
La Chine, alliée de Pyongyang et principale partenaire économique du pays a accepté de ratifier la résolution après quelques modifications sur le paragraphe concernant l’inspection des bateaux et la surveillance des voies maritimes.
“J’espère que les pays membres donneront leur aval au texte,” a confié au Times, Liu Zhenmin, l’ambassadeur chinois auprès de l’ONU.
La rhétorique guerrière et agressive de Pyongyang, l’instabilité de son régime, et les révélations des services secrets russes selon lesquelles le pays préparerait un nouveau lancement balistique inquiètent au plus haut point la communauté internationale, commente Bloomberg. Selon le Times, les États-Unis étudieraient les moyens dissuasifs qui permettraient de minimiser ces menaces sérieuses.
Si la résolution est appliquée correctement, elle constituera le régime de sanctions le plus sévère appliqué à un État à l’heure actuelle.
“Il s’agit d’une résolution très forte, mais la question est maintenant de la mettre en application. Les clauses sur les transactions financières dépendent principalement de la Chine. Si la Chine les applique, cela aura une conséquence directe sur la Corée du Nord,” a commenté sur Bloomberg, Scott Snyder, un membre des affaires étrangères du conseil, basé à New York.
