La Chine proteste officiellement contre l'interception d'un chalutier par la marine japonaise

La Chine proteste officiellement contre l'interception d'un chalutier par la marine japonaise

Jiang Yu, la porte-parole du ministère chinois des Affaires Étrangères
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Un chalutier de pêcheurs chinois a été arraisonné par des bâtiments de gardes-côtes japonais au large de l'archipel des îles Diaoyu en mer de Chine Orientale, un point de friction très sensible entre les deux pays.

Le gouvernement chinois a exhorté le Japon à mettre immédiatement un terme à ce qu'elle considère comme "le renforcement dans la zone d'une prétendue loi" et de cesser "toute interception illégale" de bateaux de pêche chinois. Pékin a convoqué l'ambassadeur japonais dans l'Empire du milieu afin de lui signifier son mécontentement et de protester officiellement auprès de Tokyo.

"Nous avons protesté officiellement auprès de la partie japonaise" a déclaré Jiang Yu, la porte-parole du ministère chinois des Affaires Étrangères, lors d'une conférence de presse. "Nous allons suivre attentivement la situation et nous nous réservons le droit d'entreprendre toute action ultérieure" a-t-elle ajouté.

L'archipel, que Pékin considère comme partie intégrante de la République Populaire, s'étend de l'île japonaise d'Okinawa à Taïwan. Le chalutier chinois, qui a fait fi des sommations japonaises pour stopper son avancée, a été pris en chasse par trois patrouilleurs nippons. Les Japonais ont fini par stopper le chalutier et sont montés à bord. Le capitaine du chalutier chinois, un homme de 41 ans, a été appréhendé et se trouve détenu sur l'île de Ishigaki. Les 14 autres membres de l'équipage devraient le rejoindre dans la journée.

Des manifestations spontanées ont aussitôt surgi dans les rues des villes chinoises. Les commentateurs chinois et les représentants japonais ont tenté de faire baisser les tensions.

"Nous avons affaire à un accident, mais compte tenu des récents mouvements de la marine japonaise au large des eaux territoriales chinoises, nous prenons cet incident très au sérieux," a déclaré Wang Ping, un chercheur à l'Institut des études japonaises, organisme sous la tutelle de l'Académie chinoise des Sciences Sociales, rapporte le China Daily.

L'AFP indique de son côté que le porte-parole japonais de la plus haute autorité gouvernementale a déclaré qu'il"était nécessaire de considérer cette affaire avec calme pour ne pas envenimer le sentiment japonais. Nous allons mener un dialogue diplomatique ferme avec la Chine. Notre position est que nous n'avons pas de problèmes territoriaux (avec la Chine)".

Source du texte:
AFP/China Daily/Chine Nouvelle/BBC/Reuters