La Chine proscrit la violence contre la cyberdépendance

La Chine proscrit la violence contre la cyberdépendance

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La Chine vient de rappeler, via un texte du ministère de la Santé, que la violence et les violations des libertés personnelles comme moyens de lutte contre l'addiction à internet étaient interdites. Cette annonce fait écho à la mort d'un jeune adolescent, en août dernier, alors qu'il suivait un traitement de désintoxication dans la province du Guangxi.

Victimes, pas coupables. C'est pour rappeler cette évidence que le ministère de la Santé chinois a publié sur son site officiel un texte à propos de la "cyberdépendance" et des traitements appropriés pour y faire face.

Le document, explicite, bannit également la violence, les atteintes aux libertés individuelles, et les traitements dégradants comme thérapies : "Les parents et les professeurs doivent analyser les causes et ne pas condamner arbitrairement, frapper ou insulter les jeunes. (...) Les méthodes d'intervention qui restreignent la liberté des personnes sont strictement interdites ainsi que les châtiments corporels (...) Le concept de "dépendance à l'internet" n'a pas été complètement défini".

Cette annonce est directement liée au drame qui s'est déroulé le 2 août 2009 dans la province du Guangxi : un jeune Chinois de 16 ans, Deng Senshan, a perdu la vie dans le camp de désintoxication envers internet où son père l'avait inscrit moyennant 7000 yuans. L'adolescent avait été battu à mort par trois de ses éducateurs à peine dix heures après son arrivée. Motif ? Il ne courait pas assez vite lors d'un footing...

Dans la foulée, un scandale avait logiquement pris forme. "Mon fils était en très bonne santé et n'était pas un criminel. Il avait juste une dépendance à internet quand je l'ai laissé dans le camp. Nous ne pouvons croire que notre fils unique a été battu à mort" avait indiqué le père après les faits.

A l'origine, il voulait seulement faire disparaître la dépendance de son fils, qui finalement n'était qu'une victime de ses propres faiblesses, pas un coupable. Mais il semblerait que le jour du drame, les "éducateurs" n'aient pas vu les choses sous le même angle.

Selon les chiffres officiels, 10 millions de personnes seraient actuellement "accros" à internet et aux jeux vidéo en Chine. 400 centres de réhabilitation existent pour les accueillir. Selon une étude de l'Association internet de la jeunesse chinoise, plus de 10% des adolescents souffrent de dépendance, ce qui constitue 60% de la population totale des internautes chinois.

Source du texte:
Daily Telegraph, 20 Minutes, La Croix, AFP

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