La Chine est autorisée à augmenter son capital dans le Fond Monétaire International
Le conseil d’administration du Fond Monétaire International (FMI) vient d’accorder le droit à quatre pays, dont la Chine, d’augmenter leur quote-part de 1,8 %. Avec cette réforme, l’Empire du milieu passera du huitième au sixième rang des actionnaires les plus importants du FMI.
C’est le 19 septembre prochain, à Singapour, lors de l’assemblée annuelle du FMI, que devrait être ratifiée officiellement l’augmentation de la quote-part de la Chine, de la Corée, du Mexique et de la Turquie. Cette décision du conseil d’administration a pour but d’accorder une plus grande importance à ces pays dont leur part dans le FMI ne correspond pas à la puissance de leur économie.
“Tous les membres reconnaissent que les droits de vote au sein du Fonds ne correspondent pas à la réalité de l’économie mondiale”, a confié le directeur général du FMI, Rodrigo Rato.
C’est pourquoi la quote-part de ces pays devrait augmenter de 1,8 %. La Chine occupera à ce moment la sixième place des actionnaires du fond, juste derrière la France et la Grande Bretagne.
Le fonctionnement du FMI
Fondé en 1944, le FMI est dominé à 49 % par les pays européens et les États-Unis. En effet, l’ensemble des pays européens représente 32 % du FMI alors que les Américains, à eux seuls, comptent pour 17 % du Fonds et dispose d’un droit de veto.
Si dans les deux prochaines années, le conseil d’administration a prévu d’effectuer une nouvelle réforme sur l’accumulation des réserves, il ne s’est pas prononcé sur “le système de redéfinition des quotas”.
Actuellement, le montant des quotes-parts est attribué en fonction de trois critères qui sont : le poids de l’économie nationale du pays dans l’économie mondiale, son ouverture aux échanges internationaux et le montant des réserves de changes du pays.
La position de la Chine dans le FMI
En fonction de ce système, la Chine va donc occuper la sixième place des actionnaires les plus importants malgré que son produit intérieur brut soit plus grand que celui de pays qui la devancent dans ce classement (par exemple la France).
La Chine est, en effet, la quatrième puissance économique mondiale. Elle possède également de très importantes réserves de changes, sujets de nombreuses critiques émanant des États-Unis qui jugent les réserves de la Chine trop importantes.
Si la Chine reste moins “puissante” dans cette institution internationale, c’est principalement en raison du critère relatif à l’ouverture aux échanges internationaux. Le géant asiatique est encore trop régulièrement accusé, par les États-Unis et l’Europe, de ne pas plus ouvrir son marché aux entreprises étrangères. En addition de critiques, il y a aussi la volonté de certains pays à conserver leur poids au sein du FMI.
