La Chine annonce un renforcement du contrôle d'internet pour lutter "contre les forces étrangères hostiles"

La Chine annonce un renforcement du contrôle d'internet pour lutter "contre les forces étrangères hostiles"

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Alors que l'Exposition universelle de Shanghai est ouverte depuis samedi, le gouvernement chinois a annoncé ce lundi un nouveau renforcement de son contrôle d'internet. Le but avoué est de lutter "contre les forces étrangères hostiles" qui répandent "des informations dangereuses"...

Avec 400 millions d'utilisateurs, la Chine est le premier marché d'internet dans le monde. Et pour beaucoup d'observateurs, le net est la principale fenêtre démocratique du géant asiatique. Il n'est donc pas illogique que Pékin souhaite conserver un contrôle sur cet outil de communication.

En 2009 déjà, une vaste campagne anti-pornographie avait été lancée, permettant de fermer multitude de sites pornographiques, mais aussi au passage, quelques sites au contenu politiquement sensible. Courant 2010, les autorités ont également mis en place une réglementation obligeant les éditeurs de nouveaux sites web à fournir leur identité et contraignant les fournisseurs d'accès à une coopération accrue.

La nouvelle campagne annoncée par les autorités semble désormais concerner les sites basés hors de Chine. Il existe déjà un système de censure de sites internet jugés indésirables avec ce que l'on appelle "La Grande muraille de feu de Chine" (The Great Firewall of China) : Youtube, Facebook ou encore Twitter en sont les victimes, ainsi que multitudes d'autres sites plus modestes.

En marge des événements politiques sensibles ou en période de crise, les autorités chinoises n'hésitent pas à augmenter accentuer ce contrôle du net ou alors à le bloquer localement -comme au Xinjiang en 2009. Il n'est ainsi pas rare en marge des réunions politiques de l'Assemblée populaire nationale que la navigation sur le web soit fortement perturbée et ralentie...

Le renforcement annoncé pourrait être lié à l'affaire Google -le moteur de recherche américain ayant décidé de rediriger son site chinois vers sa page hongkongaise avant de contourner la censure- ou alors aux récentes informations publiées sur des sites tibétains en exil parlant d'une liste d'intellectuels persécutés depuis les émeutes au Tibet de 2008...