Climat : La Chine serait prête à refuser l'aide financière des pays riches
Selon un responsable chinois, la Chine pourrait ne pas accepter les financements des pays développés pour combattre le réchauffement climatique et laisser sa part à des pays plus nécessiteux, a rapporté lundi le Financial Times.
Après une première semaine d'attaques virulentes à l'égard des pays développés, la Chine joue la carte de l'ouverture lors de cette deuxième semaine du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.
"Le changement climatique est un défi auquel toute la communauté internationale fait face, l'échec de la conférence de Copenhague sur le climat n'est pas une option", a déclaré le vice-ministre chinois des Affaires étrangères He Yafei à l'agence Chine Nouvelle.
"En tant que grand pays, la Chine fera sa part, c'est pourquoi nous avons adopté une approche constructive et positive dans les négociations à Copenhague et ailleurs", a expliqué le responsable chinois.
La Chine n'agit pas moins que les autres pays, et même plus, dans la lutte contre le changement climatique. L'objectif de la Chine en matière de réduction de l'intensité de carbone montre que la Chine vise plus haut que les pays développés, a ajouté He.
"Les efforts de la Chine sont inconditionnels et ne sont pas liés à la réduction des émissions des autres pays. La Chine a fait des contributions remarquables à la lutte mondiale contre le changement climatique". "La Chine continuera de travailler avec d'autres pays pour œuvrer à l'obtention d'un résultat fructueux lors de la conférence de Copenhague", a encore dit He jouant la carte de la coopération.
Et pour aller plus loin dans ces déclarations, le responsable chinois a affirmé au Financial Times que son pays pourrait ne pas bénéficier volontairement de l'aide financière que les pays riches devraient accorder aux pays pauvres pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique.
"Des ressources financières pour les efforts des pays en développement (en matière de lutte contre le changement climatique sont) une obligation juridique". Mais, "cela ne signifie pas que la Chine prendra une part -- probablement pas... Nous ne nous attendons pas à ce que l'argent coule des États-Unis, de la Grande-Bretagne (ou d'autres) vers la Chine", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères.
Cette remarque du responsable chinois vient aussi mettre les États-Unis face à leur responsabilités. La semaine dernière, Todd Stern, le représentant américain avait déclaré que les États-Unis refusaient catégoriquement de participer à une aide financière dont pourrait éventuellement bénéficier la Chine.
Pour sa part, la Chine appelle les pays industrialisés à assumer leurs responsabilités historiques et de faire davantage d'efforts dans leurs objectifs de réduction d'émissions. De plus, Pékin exige des pays riches qu'ils fournissent une aide financière et technologique aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement et leur permettre de faire face aux conséquences des changements climatiques.
